dimanche 31 mai 2009

21 Mai 2009 : la journée oubliée

















21 Mai 2009 : Chicago Il – Milwaukee WI
La vache, ça fait tout drôle de décoller de notre hôtel en voiture, ça fait un bail qu'il ne m'est pas arrivé d'en conduire une, bien sûr puisque la dernière fois c'était le 30 Avril matin la merco pour nous rendre à Roissy et depuis nous avons tracé presque 9000 bornes en 2 roues.
Bref, on s'extirpe de la grande ville et on retrouve facilement notre chemin, la 43 qui nous fait monter plein Nord en direction de Milwaukee.
On prend tout notre temps et on commence d'abord par une visite d'une concession à Kenosha, chez Uke's, à une trentaine de miles au Nord de Chicago, un véritable musée de la Harley il y a de tout dans cette concession, ça commence à l'extérieur par une énorme tour dans laquelle sont exposée des motos, un peu comme chez Smart, avec leurs espèces de distributeurs de voitures.
A l'intérieur, une mezzanine comprenant des cadres des artistes américains que j'adore et qui peignent sur le thème de la vieille motocyclette, des choses absolument sublimes, des vitrines remplies de petites motos jouet des toutes époques, une collection de motos anciennes impressionnante, c'est vraiment un très bel endroit à voir, je ne vois rien du magasin et je me contente de mitrailler cette collection avec l'appareil photo de Pat.
Il y a une quantité impressionnante d'objets soit personnels, soit des reproductions à vendre des 3 ou 4 peintres américains connus qui dessinent des scènes de la vie biker à des tarifs impudiques (des tableaux sont à vendre plus de 5000$ pièces), des tableaux que nous avons retrouvés pour certains au musée Harley hier. Toute sa collection est disposée dans des vitrines disséminées un peu partout autour de ses motos de collection qui vont du servi-car de police à la vieille UL attelée, le clou de sa collection étant une Harley Davidson entièrement fabriquée en chocolat qui a été confectionnée à l'occasion d'une fête du chocolat quelconque du pattelin et conservée depuis lors, un peu craquelée mais en bon état.
Dans les vitrines, on trouve de tout : des vieux jouets bien entendu, des vieilles ceintures lombaires en cuir, des médailles de l'époque de l'AMA, des vielles épinglettes, des équipements sportifs qui ont servis à des pilotes d'époques plus ou moins lointaines, des boites d'huiles,... La liste est bien trop longue, mais cet endroit est digne d'un musée de la moto ancienne à lui tout seul.
Pat est obligée de venir me dire qu'elle a trouvé des soldes intéressantes tant je suis pris par l'exposition que j'en ai carrément oublié le côté mercantile de la concesse, et je finis quand même par m'acheter des chemises de boulot estampillées Harley, la clâââsse.....
On poursuit notre périple en nous arrêtant à la concession de Racine où, entre autres belles choses, trônent dans un vitrine près du comptoir, les 2 reproductons de Franklin Mint du Captain America et Billy's Bike au prix de 135$ pièce; je résiste et finis par sortir de là en regrettant (je le regretterai tout le temps) de ne pas les avoir achetées, d'autant que quand je reviendrai en France, il me restera plus que largement les 270$ et en plus j'ai abandonné l'idée de les acheter par peur de la douane alors qu'ils nous ont foutu une paix royale au passage à l'arrivée à Roissy.
On poursuit la montée au Nord et on profite d'arriver un peu tard sur Milwaukee pour y traîner dans les concessions en se réservant la journée du lendemain pour la visite du musée et de l'usine.
On se perd littéralement dans Milwaukee en soirée en essayant de retrouver l'usine des origines transformée en head office, head quarters qui est située dans Juneau Avenue, que l'on va sillonner de long en large sans jamais la trouver, ça aussi ça sera remis au lendemain soir.
On s'est même perdus dans un cimetierre en plein Milwaukee, on ne savait pas qu'on pouvait circuler en voiture à n'importe quelle heure du jour et de la nuit dans les ruelles des cimetierres aux USA, c'est surprenant.
Au préalable, nous nous étions rendus dans le quartier du down town où sont situés tous les restaurants mexicains pour y déguster la soi disante meilleure margarita de la ville selon le guide Petit Futé de la région, en fait on s'est fait arnaquer et sur la quantité et sur la qualité tout en payant le prix fort.
De plus, nous sommes tombés dans une espèce de poullailler où il était difficile de s'entendre entre nous 3 à table tellement ça parlait fort, je devrais dire, ça hurlait tout autour de nous.
Les américaines ont le timbre de voix très haut et quand elles ont un coup dans le cornet, elles ne savent plus du tout le contrôler, ce qui donne l'effet de poules qui caquètent très fort.. un martyr pour les oreilles et une soirée à oublier.
Nous rentrons à notre hôtel, trouvé par hasard pour tester la chaîne Econo Lodge, situé dans la banlieue sud de Milwaukee où nous avons retenu 2 nuits pour 128 dollars en tout taxes comprises.

vendredi 29 mai 2009

Chicago O'Hare - la maison








27 Mai 2009 : Départ pour la France
Hé oui, enfin !, dirons certains, arrivé le grand jour du retour vers la France
Pour nous, ce n'est quand même pas de gaîté de coeur que tous les 3 nous nous réveillons à 5h30 (je suis éveillé depuis 2h20, ce qui me remet à l'heure européenne pour ce qui me concerne) en vue de notre préparation pour le grand départ. Oui, nous sommes contents de retrouver nos familles respectives, et puis yen a marre de la cohabitation mais nous espérons déjà pouvoir revenir au plus vite aux US, Pat et moi, c'est devenu une drogue.
Il n'y a que la bouffe et les grandes villes que je ne regretterai pas, bien qu'il faille quand même dire que, ayant circulé hier toute la journée dans la banlieue et aussi dans la petite périphérie de Chicago, cela n'ait pas été comme une journée de circulation dans Paris et sa banlieue, beaucoup d'espace pour rouler, une circulation rendue fluide par la façon de conduire des américain tout en douceur et dans le respect des limitations de vitesse (tout le monde roule en même temps), font que tout ça se passe sans difficulté notoire et que cela devient presque même agréable, en tout cas pas vraiment une corvée si on se contente d'emprunter les highways sans aller se perdre sur les autoroutes (Interstates) qui sillonnent la ville et qui sont souvent saturées presqu'à toute heure.
Donc nous sommes prêts, grâce à Patricia, dès potron minet, comme dirait l'autre, ce qui fait que, comme je suis un road captain hors pair, nous ne nous sommes pas égarés comme je le craignais du fait du manque de GPS et que nous arrivons chez Alamo-National pour rendre l'auto à 7h30 du mat' et à 8h00, nous avons enregistré nos bagages, une véritable formalité : nous avons été aidés par quelqu'un de charmant qui nous a assistés pour nous enregistrer sur l'ordinateur en self service, passage des passeports à lecture optique dans le lecteur optique, justement, et édition des bordereaux pour les bagages et des boarding-pass pour nous en 2 temps 3 mouvements, par contre pour les bagages, pas question de balance sophistiquée comme à Roissy, mais le type les sous-pèse et refait la manoeuvre au moins 2 fois pour mon sac et valide le tout, chouette nous sommes clean et nos bagages ne dépassent pas les 50 livres américaines autorisées, ce qui fait 23 de nos kg; et après une fouille en règle pour moi (rien à voir avec celle que les agents de sécurité français peuvent faire, ici c'est les US, on ne rigole pas avec la sécurité et j'ai droit à la palpation totale, il ne manque que la fouille rectale) nous sommes en salle d'attente de notre vol à la porte E15 pour un embarquement prévu à ....10h20 !! Merci Pat, j'ai tout le temps pour écrire mon road-book.
Depuis hier soir, je sais pourquoi le GPS ne fonctionne plus, c'est une soudure de la préparation de Jean-Marc qui a cédée au niveau du socle du Tom-Tom et donc il n'y avait plus d'alimentation, l'appareil a fonctionné sur sa batterie toute la journée d'hier et a déclaré forfait avant la fin de notre périple.
Heureusement que cela ne nous est pas arrivé avant, vous vous rendez compte, nous n'aurions pas pu visiter nos 7 concessions, portant le nombre total des dealers Harley visités à plus de 30, ce qui n'est pas un record car je crois qu'en 2003 avec Yves, nous en avions vu beaucoup plus en seulement 24 jours.
Nous décollons à l'heure prévue, soit 10h50 et arrivons sans encombres à Mineaplois au Minesota pour notre escale qui n'en finit pas de durer, car notre avion pour Paris vient d'afficher un retard au départ de presque 3 heures pour un problème technique, notre arrivée est du coup repoussée à 11h50 demain matin au lieu des 9h prévus au départ.
Nous allons déjeuner une dernière fois américain dans un des nombreux restaurants de l'immense galerie commerciale que compte l'aéroport de Minneapolis, nous faisons modeste dans la salade et un petit dessert pour les garçons (une excellente glace au chocolat avec des morceaux, hum c'est bon) et rien pour Pat qui a décidé de commencer son régime de fin de vacances. Elle décide également de se faire coiffer pour mettre à profit cette attente interminable qui commence, et se rend chez le coiffeur voisin (Airport Barber Stylist s'il vous plaît), où elle se fait faire une teinture et une coupe de cheveux par une jolie immigrée afghane au doux prénom de Sabiha, il lui en coûtera la modique somme de 121$, pas donné quand même le coiffeur aux US (pour ma part, ma tonte chez le Barber Shop ne m'avait coûtée que 12 bucks). Je passe en revue au moins 5 fois tous les commerces de la galerie et je remets à jour toutes mes notes prises au fil des jours et qui ont servies à alimenter mon blog, afin d'être le plus précis possible sur l'ensemble du voyage pour ainsi, plus tard, pouvoir, en les relisant me remémorer celui-ci jusqu'au moindre détail, comme je l'ai fais jusqu'à présent en prenant des notes manuscrites dans des carnets de voyages.
C'est vraiment super quand vous relisez ces récits d'aventures personnelles quelques années après les avoir vécues, ça rappelle en général des souvenirs agréables et c'est génial, bien mieux qu'un album de photos.
La compagnie aérienne Delta Airlines pour s'excuser du retard du vol nous offre généreusement un bon d'achat de 10$ pour aller dîner dans l'aéroport si on le souhaite (mon dernier repas le plus dégueu d'amérique, un bout de pizza végétarienne imbouffable, heureusement que j'avais pris un cookie en guise de dessert) pas vraiment qu'on avait faim mais ça permet de passer le temps car c'est très long de poireauter pour rien, moi encore j'avais mon road-book à mettre à jour mais les autres....
L'heure de l'embarquement arrive enfin à 20h15 après les réparations faite à notre Boeing 767 (un problème d'électronique semble t'il) et nous décollons enfin à 20h53.
Pas terrible de se dire que l'engin vient tout juste d'être réparé et qu'il est déjà en l'aire à plus de 11.000 mètres d'altitude.
Je n'arrive pas à fermer l'oeil de la nuit, si on peut dire, et je mâte le1er film de la soirée pour m'y aider sans succès, on nous sert à vitesse grand V un repas tout aussi dégueu que mon bout de pizza de l'aéroport, là encore, je suis sauvé par le gâteau en guise de dessert et le petit bout de fromage aseptisé sur mes crackers pour me rattraper (moi aussi je commence un régime).
Quleques heures plus tard nous sommes à nouveau sollicités, cette fois avec un petit déjeuner assez bouratif composé d'un pain rond tiède absolument lourdingue et d'une banane pas mûre (c'est comme ça que je les aime) arrosé d'un café « chirloute », notre dernier café américain de ce voyage, et d'un jus d'orange.
Atterrissage à Roissy à 11h50 sans histoire et un voyage assez mouvementé car nous avons subi beaucoup de perturbations pendant les 2 premiers tiers du vol.
Le temps de m'éclipser au toilettes avant de passer la douanes physique et je retrouve Pat qui a déjà récupéré tous les bagages, nous passons le poste de contrôle des bagages comme une lettre à la poste, les 3 douaniers préposés étant déjà trop afférés avec des clients pour s'appesantir sur nos sacs qui contenaient quand même de quoi bien se faire remonter les bretelles.
Notre ami Phiphi du blog nous attend (depuis 3 bonnes heures car il n'a pas consulté à temps sa messagerie portable où nous lui avions laissé un sms pour le prévenir du retard de notre avion) en brandissant une pancarte comme dans les films où il est écrit : « Mrs Arley et Mme David Son de l'Agence Morfals » - Nous sommes morts de rire
Retour au bercail dans les 14h30 chez Phiphi où nous échangeons sur notre voyage et les questions vont bon train, nous offrons quelques présents ramenés d'Amérique pour remercier Phiphi et Nicole de nous avoir conduits et ramenés de Roissy.
Une étape à Armentières permet à Pat de récupérer sa bécane qui est maitenant revêtue de sa nouvelle livrée blanche sâtinée et noire mat et de faire ses premiers tours de roues avec cette « nouvelle » superbe machine qui a fait tant d'envieux chez Time Killer pendant le mois où elle y a été exposée, bel ensemble à voir évoluer sur la route.

mardi 26 mai 2009

Photos











Libertyville IL - Chicago O'Hare Airport

25 Mai : suite
Nous finirons la soirée au « Charhouse » voisin où, après notre Margarita habituelle (on ne va pas faillir aussi près du départ à notre règle) on va nous servir les plus gros plats de pâtes que l'on ait jamais eu à avaler jusqu'à présent pendant notre voyage, après les salades ou soupe d'entrée intégrées au plat que nous avons commandés, on nous apporte 3 véritables saladiers de pâtes que nous pourrons à peine entamer et pour la première fois, on devra repartir avec chacun sous le bras, notre doggy bag, comme le midi du déjeuner au musée oùnous étions voisins d'une table de mariage d'un petit couple de blacks, ils avaient terminé leur repas de mariage en repartant chacun avec son petit doggy sous le bras, même le marié, c'était assez rigolo. Ben nous on le mangera demain soir si notre chambre comprend un micro-onde, pour notre dernière soirée aux USA
26 Mai 2009 : Libertyville IL – Chicago IL
Départ à 9h15 après un déjeuner frugal à l'hôtel et nous entamons notre visite de l'ensemble des concessionnaires existants dans la région de Chicago, sauf les 2 qui sont en ville près ou dans down-town. Pat me les a classés dans l'ordre logique de proximité et nous sollicitions notre GPS, bien utile dans ces circonstances, pour sillonner la banlieue chicagoienne, en tout je pense que se taper les 7 magasins, on aura parcouru presque 100 miles, je finis – enfin – mes achats et revenons chez « Illinois Harley Davidson » juste en face de Eagle Rider, là où notre voyage a démarré (je reviens sur les lieux du crime car le jour du dépôt des motos en retour, j'ai démonté mon support de GPS qui a été égaré depuis ce jour là et bien entendu, ils n'ont rien trouvé, je suis comme un c...) et nous attendons plus d'une heure qu'un vendeur arrive pour que Dom puisse dealer avec lui l'expédition d'une selle pour sa moto à son domicile en France. Et là nous sommes tous les 3 attablés sur une table de pic-nic, la même où nous étions installés le matin du 1er Mai en attendant que le loueur ouvre ses portes, ça rappelle de supers souvenirs de voyages.
Je revois nos trois jours de galère qui nous ont menés à Grand Junction, là ou nous avions rattrapé le beau temps et commencé à voir nos premiers paysages de rêve, en commençant par le Colorado National Monument, puis je revois le majestueux Grand Canyon et la splendeur de Monument Valley, la magie des paysages désertiques que nous avons traversés pour revenir dans cette jungle urbaine que je ne serai pas fâché de quitter demain car je ne me retrouve pas du tout dans toute cette banlieu plus ou bien moins huppée de Chicago.
Notre GPS déclare forfait sur la route nous menant à notre hôtel, fort heureusement j'avais pris soin d'éditer une carte sur viamichelin du secteur, que j'avais jointe à ma réservation, ce qui nous a permis de nous retrouver sans trop de difficulté et nous permettra demain matin de rejoindre l'aéroport dont nous ne sommes plus éloignés que de 6 ou 7 miles. Nous peaufinons nos bagages une toute dernière fois afin de réduire au minimum vital nos bagages à main dans l'avion et nous rendons à l'Italian Warehouse tout proche de notre Howard Johnson Inn & Suites afin d'y prendre notre ultime margarita (ça sera une italian margarita à l'amareto) ainsi qu'un gros bol de soupe (avec refill) pour moi, salades pour ma fiancée qui commence son régime (en tout cas elle en parle beaucoup, je ne vais pas y couper en rentrant) et pâtes pour Dom qui demeure très classique, un petit dessert sur tout ça et hop, au dodo, car lever prévu à 5h30 pour ne rien louper demain matin : il faut retrouver le loueur sans Gps et rendre l'auto, ensuite prendre le shuttle qui nous ménera à notre embarcadère et décollage prévu à 10h30 je crois. Le pire c'est qu'après on poireautera plus de 5h à Mineapolis avant de redécoller pour la France.

Green Bay WI - Libertyville IL

25 Mai 2009 : Green Bay WI – Libertyville IL, le compteur de l'auto n'affiche plus rien car il se contente de dire qu'il faut changer l'huile on doit être à 21300 miles, ce qui fait qu'on aura fait à peu près 1300 miles
Difficile d'écrire quand on n'a plus rien à raconter, à part un voyage sans histoire le jour du Memorial Day. A la campagne tout le monde doit être cantonné chez soi à moins d'être au défilé du MD : en passant par Oshkosh, une petite ville située au bord du lac Winebago, nous tombons en plein dans la fin d'une fête populaire qui semble avoir attiré l'ensemble de la population de la ville. Sortis du down town, il n'y a plus rien et la route redevient déserte jusque dans la grande banlieue de Chicago, au plus on s'en approche, et ça à 40 miles de distance, plus la circulation devient dense, comme un retour de weekend de Bray-Dunes sur l'A25.
Tout est closed out sur presque l'ensemble de notre trajet sauf le flea-market où nous avions trouvé un valise Samedi, hé bien comme c'est ouvert et qu'on repasse devant, on en profite pour racheter la même, qui est vite remplie le soir même de tout notre foutoir, nous sommes assez mals pour passer la douane à Roissy si les douaniers nous repèrent.
Poursuivons notre chemin jusqu'à Libertyville après un arrêt déjeuner dans un bar qui dispose d'un échantillon de plus de 250 bières du monde, il y aurait même selon le tableau d'affichage de la « 3 monts » de chez nous mais le serveur a été incapable de nous indiquer à quel tarif il la vendait à ses clients, ne l'ayant pas retrouvée dans son ordinateur de bar...
Nous nous arrêtons au Days Inn de Libertyville, ville située à une trentaine de miles de Chicago pour y visiter demain matin la concession Harley locale où nous devons finaliser nos derniers achats avant de reprendre l'avion après demain matin
Puis nous nous mettons en route jusqu'à la ville voisine où nous avons repéré sur internet qu'il y avait un outlet Levis afin d'acheter quelques jeans pour nos progénitures respectives, et aussi quelques autres bricoles que l'on ne trouve pas chez nous.

dimanche 24 mai 2009

Wisconsin Dells WI - Green Bay WI






Le Sherif




































24 Mai : Wiisconsin Dells – Green Bay WI
Je fais une petite appartée sur Wisconsin Dells, petite ville entièrement dédiée aux plaisirs aquatiques, qui en plus des dizaines de piscines ou de complexes aquatiques, a également, comme à Las Vegas construit des bâtiments extravagants pour attirer le pékin, ça va du cheval de troie géant au château complètement retourné comme si un cataclysme l'avait envoyé en l'air et fait rfetomber à la renverse sur son parking, en profitant pour écraser plusieurs voitures (en vrai). C'est un Las Vegas pour les petits.
Ce matin, départ avec tout notre foutoir pour une nouvelle destination (Pat et moi avons été contraints d'acheter une troisième valise, de mon côté j'ai acheté chez Harley le gros sac à roulette qui se positionne sur le sissi-bar, très pratique pour voyager en bécane) : Green Bay, le grand vide car il n'y a rien de rien à part la statue de Jean Nicollet, perdue au milieu de nulle part entre Green Bay et Sturgeon Bay à la pointe de la presqu'île qu'il découvrit dans les années 1600 et des poussières en pensant que c'était les Indes, c'était très couru à l'époque de se gourer en pensant découvrirles Indes.
Bref une journée de merde car à part une concession sur notre route d'environ 200 miles, il n'y avait rien d'ouvert, rien à voir malgré le fait que nous ayons emprunté les petites routes, histoire de voir des choses. A part des fermes à la suédoise : une grosse maison carrée à étage, une énorme grange rouge à la scandinave et des silos ressemblant à des fusées tout autour, et ça partout dans la cambrousse verdoyante que nous avons traversée, hé bien rien à part des bagnoles et des bagnoles et des motos parce qu'il a fait super beau aujourd'hui, on ne peut pas avoir que des malheurs!
Un stop le midi à pour déjeuner dans un buffet « all you can eat pour 11,99$ par tête, on s'en est mis plein le cornet et sommes repartis gaiement pour trouver notre hôtel du soir, un motel faisant partie d'une petite chaîne à un prix super sympa.
Ensuite nous sommes allés au bord du lac pour passer un peu de temps au calme et profiter des superbes paysages qu'offre le nord du Wisconsin, au bord du lac Michigan. Difficile de trouver un endroit où se poser confortablement sur les rives de ce lac car il n'y en a que pour les plaisanciers et tous les endroits accessibles du lac sont privés, en tout cas tous ceux où nous avons essayé de nous poser.
Retour à Green Bay et dîner dans un Italian Restaurant où nous dégustons une de nos dernières margaritas avant d'avaler chacun un plat de pastas des plus excellentes, en tout cas, pour ma part, le meilleur repas depuis notre arrivée en amérique, des spaghettiss aux crevettes flambées précédés de la salade habituelle (c'est ça ou la soup of the day).
Ha oui, ce soir nous avons percuté que nous repartions Mercredi et non pas Jeudi comme nous nous l'étions mis en tête tous les trois, du coup, nous devons abandonner le projet d'aller jusqu'à Anamosa en Iowa pour y visiter le musée personnel de Jon Parham, le boss de J&P Cycles, une boite qui vend des pièces « after market » pour nos chères motocyclettes. Nous rentrerons vers Chicago demain pendant le Memorial Day, nous serons à pied d'oeuvre Mardi pour écumer les 7 ou 8 concessions de Chicago avant de décoller mercredi 27 Mai à 10h50 locale.

samedi 23 mai 2009

Milwaukee - Wisconsin Dells (photos)














































23 Mai : Milwaukee - Wisconsin Dells

23 Mai 2009 : Milwaukee WI – Wisconsin Dells WI
Ouais aujourd'hui, on s'est traîné le cul en bagnole pendant une petite journée, ça tombait plutôt bien parce qu'il a fait un temps de canard toute la mâtinée avec des averses passagères plutôt maousses et j'ai vraiment apprécié d'être au sec pendant ces belles draches. Le temps s'est amélioré ensuite pour revenir à des températures estivales et beau soleil jusqu'à destination.
Nous sommes partis de bonne heure pour pouvoir visiter un flea market à 9 miles au sud de Milwaukee, ce marché aux puces à l'américaine était principalement destiné à un public composé en grande majorité de chicanos, d'ailleurs les panneaux de signalisation du parking étaient tous rédigés en espagnol et ensuite en anglais. Tout ce qu'on y a vu était d'un kitch à faire peur, et en désespoir de trouver la bonne occasion, nous avons fini par déclarer forfait plus tôt que prévu. C'est dommage car nous aurions pu y passer une bonne partie de la journée si ce flea market avait été de la qualité de celui de Daytona Beach, que j'avais eu l'occasion de visiter à plusieurs reprises lors de mes précédents voyages.
Nous avons donc repris la route en direction de Madison, capitale administrative de l'état du Wisconsin où nous avions dans un 1er temp fait réserver une chambre à l'Econo Lodge local pour l'annuler car notre destination finale du jour est plus lointaine, en effet Pat nous a trouvé une activité que nous aimons tous, faire du shopping dans un « Outlet » géant, trouvé par hasard sur le net à Wisconsin Dells, petite ville de 15000 habitants mais cité qui attire une foule incroyable d'américains en goguette car d'abord c'est le week-end du Memorial Day (lundi prochain) mais aussi parce qu'il y a une concentration inimaginable de jeux d'eaux de toutes sortes ici, et donc le nombre d'hôtels est en rapport et aussi les gift shop et autres steakhouses. Du coup, je ne vous dis pas le tarif de l'hôtel que nous avons trouvé.
Alors pourquoi être venus aussi loin- nous sommes à 110 miles de Milwaukee – tout simplement parce qu'il y a un magasin Levi's dans ce complexe et que c'est là que nous allons finaliser nos dernières commandes tous les trois.
Bien entendu avant d'arriver à Wisconsin Dells, nous stoppons à Oconomowoc pour y visiter la concession Harley locale dont le propriétaire possède aussi une petite collection d'objets et de jouets anciens, beaucoup plus modeste que celle de House of Harley à Milwaukee mais toute aussi digne d'intérêt.
C'est vrai que je n'ai pas beaucoup commenté notre journée de Jeudi mais pour ce qui me concerne, j'en avais un peu ma claque de faire les concessions et j'avoue que chez House of Harley, la plus importante que nous ayons eu à voir dans le Wisconsin, j'avais trouvé mon compte d'objets insolites et rares ou encore d'art dans cette concession dont malheureusement les proprios n'étaient pas très accueillants. En effet, à l'étage supérieur du bouclard le dealer a réuni une quantité impressionnante d'objets soit personnels, soit des reproductions à vendre des 3 ou 4 peintres américains connus qui dessinent des scènes de la vie biker à des tarifs impudiques (des tableaux sont à vendre plus de 5000$ pièces), des tableaux que nous avons retrouvés pour certains au musée Harley hier. Toute sa collection est disposée dans des vitrines disséminées un peu partout autour de ses motos de collection qui vont du servi-car de police à la vieille UL attelée, le clou de sa collection étant une Harley Davidson entièrement fabriquée en chocolat qui a été confectionnée à l'occasion d'une fête du chocolat quelconque du pattelin et conservée depuis lors, un peu craquelée mais en bon état.
Dans les vitrines, on trouve de tout : des vieux jouets bien tendu, des vieilles ceintures lombaires en cuir, des médailles de l'époque de l'AMA, des vielles épinglettes, des équipements sportifs qui ont servis à des pilotes d'époques plus ou moins lointaines, des boites d'huiles,... La liste est bien trop longue, mais cet endroit est digne d'un musée de la moto ancienne à lui tout seul.
Bref, nous sommes à Oconomowoc mais on ne passe pas autant de temps que chezs House of Harley, le dealer me voyant faire des photos de toutes ses vitrines personnelles, est tout fier de me montrer une reproduction d'un pistloet ancien portant le logo Harley Davidson et dont peu d'exemplaires ont été fabriqués.
Nous repartons sous une pluie battante et quelques miles plus au nord, nous retrouvons le soleil et la chaleur et filons directement à l'hôtel réserver notre chambre pour ce soir, bien nous en a pris car la ville est une véritable fourmilière et je pense que si nous avions traîné jusqu'au soir, nous aurions dû continuer notre chemin pour chercher l'hopitalité ailleurs.
Ensuite, petite visite chez le HD local, tout petit magasin de fringues et quelques accessoires puis visite à l'Indian Trading Post et ensuite direction le Outlet local pour les dépenses obligées en jeanerie.
Retour à l'hôtel pour un repas frugal composé de fruits et yaourts, pour le repos de notre estomac. Ouais je sais pour un Samedi soir on pourrait faire mieux mais comme on est bien sortis ces derniers jours, un peu de repos globalement n'est pas du luxe et demain nous avons décidé de monter jusqu'en haut du lac Michigan, il faudra donc patir de bonne heure et faire pas mal de miles pour arriver à Green Bay.

22 Mai : quelques photos illustrant la journée
























































22 Mai Millawaukee - Wauwatosssa

22 Mai 2009 : Milwaukee : visite de l'usine de Capitol Drive précédée d'un petit stop chez Hal's, concessionnaire à New Berlin puis déjeuner et visite du musée HD et ensuite en soirée visite de la brasserie Lakefront Brewery, Inc précédée par une petite visite chez un dernier concessionnaire que nous n'avions pas encore vu..
Voilà vous avez en résumé notre vaste programme de la journée d'aujourd'hui.
Nous démarrons notre journée par une visite chez Hal's à New Berlin, concessionaire important de la région de Milwaukee et chez qui nous finalisons presque tous nos achats de pièces, notamment mes petites commandes perso, dont un partie nous sera livrée à domicile dans quelques jours (n'ayant pas en stock, le dealer a bien voulu nous les commander et nous les envoyer en indiquant « cadeau » sur le paquet pour nous éviter les frais de douane).
Pour ceux qui ne l'ont jamais faite, la visite de l'usine de Capitol Drive (le Plant, comme ils disent) vaut la peine, c'est là que sont fabriqués les moteurs de sportster, 883 et 1200, et les moteurs Buell, mono et bicylindres, c'est aussi ici que sont réhabilités à neuf les vieux moteurs shovelhead et évolution., les photos et enregistrements audio ou video sont formellement interdits, les commentaires sont bien entendu en américain et la jeune guide a beau faire des efforts au début pour ne pas trop parler vite et que je comprenne un peu ce qu'elle dit dans mon écouteur, elle recommence rapidement à arler normalement et là tous les 3 nous sommes paumés jusqu'à la fin de la visite mais c'était bien quand même, tant pis pour les commentaires, la visite se termine par la remise d'une carte postale que HD a la gentillesse de nous expédier là où on veut, ça sera chez nous bien sûr. Il est près de 14h quand la visite prend fin et tirallés par la faim nous nous rendons directement au musée et déjeunons sur place dans un restaurant tout en verre donnant sur le canal voisin et sur la statue du « hill climber » en bronze plus grande que nature qui trône entre le restau et le musée. Repas sympathique suivi de la visite guidée où presque tous les exemplaires de la production HD depuis les débuts sont présents, le tout agrémentés de bibelots, vêtements, carte postales, vieilles pub, jouets, etc.. des époques successives qui ont fait de la firme Harley Davidson ce qu'elle est aujourd'hui, c'est vraiment un endroit génial que j'engage tout le monde à visiter s'il en a l'occasion. Il y a également quelques exemplaires de prototypes inachevés ou encore ceux qui on servi à fabriquer le rocker par exemple. On termine la visite par une salle de projection de scène de route où on peux visionner les petits films assis sur certains des modèles de la marque, quelques vieilles machines et quelques modernes sont présentes.
Nous poursuivons notre journée bien entammée (il est déjà 16h et on n'a pas vu le temps passer) par une visite chez un concessionnaire qui manquait à notre catalogue, ce sont les soldes et tous les articles du magasin ont été re-étiquetés avec 10% en moins par rapport au prix catalogue, le boulot !
Bref, on dépense encore quelques dollars, aïe aïe aïe le porte-monnae !
On repart ensuite direction centre ville où une visite guidée d'une brasserie est au programme, il s'agit de Lakefront bier, totalement inconnue chez nous, elle ne sort pas des US et n'est même pas venue dans tous les états des US mais elle est bonne, pour la modique somme de 66$ par personne, nous avons droit à une visite guidée et commentée par une clownesse qui nous fait un sketche de 1h30 auquel nous ne comprenons strictement rien tant elle mange ses mots et parle à la vitesse d'un avion de chasse, mais le spectacle est hilarant, rien que pour ça et les 4 bières comprises dans le tarif de la visite, nous ne regrettons pas notre soirée qui aurait due se terminer autour d'une saucisse allemande dégustée au restaurant de la brasserie mais, malheureusement, il est trop tard, nous avons participé à la dernière visite de la journée, celle de 20h et quand elle se termine le restaurant a terminé son service, il ne reste plus que l'orchestre bavarois qui met l'ambiance mais plus à manger. Tant pis, nous descendons dans down town et trouvons un petit restaurant sympa avec un bar d'une longueur époustouflante, superbe travail et bonne bouffe, retour à l'hôtel pour un dodo bien mérité
A plus tard pour d'autres aventures.

vendredi 22 mai 2009

Milwaukee du 21 Mai 2009

Salut à tous,
Il n'y a rien à dire, nous sommes en caisse, on est parti dès qu'on a pu ce matin de Chicago et on s'est empressé de faire toutes les concessions HD en bordure de notre route jusqu'à Milwaukee où on loge à l'Econo Lodge en attendant demain, LA visite du MUSEE HARLEY, ça va être quelque chose, je crois bien
Bises à tous

jeudi 21 mai 2009

Joliet -- Chicago fin de la route





20 Mai 2009 : Joliet IL – Chicago IL : fin de la Route 66 les compteurs affichent 5582 miles parcourus, soit en kilomètres, 8983, le tout en 20 jours, soit une moyenne journalière de 449km.
C'est avec un gros pincement au coeur que nous rendons nos machines chez EagleRider, 1301 South Harlem Street à Berwyn, Illinois vers 17h30, les pleins sont faits à la station juste à côté de là, elles n'ont rien, sauf la mienne qui bouffe un peu d'huile, environ 1 litres au 2000 miles et qui fait aussi un bruit de culbuteurs depuis Memphis, celle de Dominique fonctionne parfaitement.
Nous avons décollé petitement ce matin pour nous rendre à la concession Harley de Joliet dont l'emblème comprend une reproduction des Blues Brothers, nous bénéficions d'un super accueil de la part de la petite Laure qui offre quelques cadeaux à Pat et au moment de payer nos articles, un pin de la concession à chacun d'entre nous. Nous avons trouvé un certain nombre d'objets soldés à 50% qui serviront à faire des petits cadeaux quand nous serons reçus chez des amis (qu'on se le dise ! Mais chez des vrais amis, hein) en plus des 2 chemises pour aller bosser pour 53$ taxes comprises et Domi, un superbe gilet en cuir bradé à 100 dollars. Pendant que Pat scrutte le coin des « Sales » comme elle le fait à chaque concession, je me contente d'un tour rapide aux Restrooms comme d'habitude et je fais le contrôle des huiles aux motos, maitenant qu'elles sont bien chaudes, car sur les modèles 2009, le contrôle ne se fait plus qu'à chaud, moto béquillée ou non.
Au moment de repartir, Pat se fait arrêter par un cop en flagrant délit de prise de photos non autorisées de son véhicule, elle a droit à une arrestation immédiate et à une fouille en règle les mains sur le capot de la voiture qu'elle avait tant voulu photographier au grand contentement de ce salaud de flic, beaucoup plus fort et armé que moi, alors je le laisse faire, on ne sait jamais et j'en profite pour immortaliser l'instant, mais à moi il ne me fait pas d'histoire, à croire qu'il n'en voulait quà Pat, j'ai pas compris. Finalement il la laisse en libertéet ne lui colle même pas d'amende et nous reprenons notre route pour récupérer la 66 à Joliet et enfin la terminer. C'est chose faite avec un tout petit peu de difficultés, mais la route est tellement bien repérée par les panneaux Historic route 66 que c'est presque un jeu d'enfant ensuite pour la suivre même à l'intérieur du down town de Chicago.
On repasse devant l'endroit où la reproduction des Blues Brothers en train de danser se trouve sur le toit d'un petit local, c'est en fait, le point de péage à l'entrée d'un parc situé le long d'une rivière qui coule dans Joliet, peut-être la Chicago River, puis on continue en direction de Chicago, en passant pas Darwyn, en évitant certains travaux qui provoquent quelques détours pour récupérer la route un peu plus loin. L'état de la route qui n'était déjà pas fameux s'empire encore au plus on s'approche de Chicago où elle devient un véritable martyr pour le motard, c'est une catastrophe car il faut s'acharner à éviter les trous, les plaques d'égout, les travaux non signalés et laissés en plan sans espoir de finition.
On finit à quelques blocs de la terminaison finale de la Mother Road, par la perdre, je n'ai pas encore compris comment ça s'est fait et on se retrouve sur la highway qui longe le lac Michigan et qui porte le nom de Lake Shore Drive en remontant vers le nord afin de laisser derrière nous le down town et sa circulation de folie. Nous faisons une pause dans un restaurant de la ville et déjeunons tous les 3 d'une salade des plus light, c'est bien la première fois que ça nous arrive de trouver ce genre de salade sans qu'il y ait par dessus tout un assortiment de poulet frit, ou autre ingrédients caloriques américain.
Le GPS nous mène jusqu'à notre 1er hôtel, le Days Inn situé à Melrose Park par des voies qui sont entièrement défoncées, les joints des plaques de béton qui servent à la fabrication de 90% des voies routières aux USA (hors interstates) sont complètement massacrés par endroit par la circulation intense qu'il y a sur toutes les avenues de Chicago et sa banlieue, ce qui provoque des trous énormes, à rouler comme ça au quotidien sur ce genre de routes, je suis sûr qu'on arriverait à casser un cadre de motos très rapidement tellement les chocs que nous faisons subir à nos machines et à nos dos acessoirement sont violents. J'ai même vu aux abords de l'aéroport, un changement de voie où le raccord entre les 2 bandes de béton pouvait contenir intégralement un pneu de moto sur toute sa largeur, ce qui fait que si on n'y prête pas attention en changeant de voie à cet endroit en bécane, hé bien, on se retrouve par terre aussi sec. Vous avez compris qu'il faut être extrèmement vigilant et que du coup, à part suivre le GPS et l'état des voies de circulation, je ne vois plus grand chose de paysage. C'est la grande ville de toute façon et hormis le down town où culminent partout d'impressionnant gratte-ciels, il n'y a pas grand chose à voir, ce que je sais c'est que ce n'est pas Monument Valley cet endroit, et ce n'est pas non plus Memphis, l'architecture fait penser aux quartiers londoniens avec ses maisons rangées les unes après les autres et qui se ressemblent toutes. Chicago est la troisième ville des états unis par sa taille et son étendue je crois.
Nous déposons notre merdier intégral dans la chambre que j'avais retenu il y a un an en préparant ce voyage et nous repartons en direction de l'aéroport où nous allons récupérer une voiture de location que j'ai également pré retenue de France, le seul problème c'est que la location a été faite du 21 à partir de 11h au 27 Mai et que nous sommes le 20 Mai et qu'il est 15h30. No problem pour la nana qui nous accueille au comptoir de Alamo National, elle nous facrture une journée supplémentaire et le tour est joué. Il n'y a plus qu'à aller sur le parc immense et choisir dans la partie des voitures « mid-size » celle qui nous plait et de partir avec, les clés sont dessus, un arrêt à la cabine, genre station de péage d'autoroute pour un contrôle des documents de location et nous sommes repartis, Dom et moi avec les motos, Pat au volant d'une superbe Dodge rouge dont je n'ai pas encore trouvé de quel modèle il s'agissait mzis c'est une 4 places, on dirait une Dodge Charger en plus petit.
Nous nous rendons directement à la concession Harley de Darwyn, là où est situé Eaglerider afin de leur rendre, avec une demi journée d'avance, nos 2 Electra Glide Classics, merci le GPS. L'agglomération de Chicago est transformée en un énorme bouchon, il nous faut donc près de 50 mn pour parcourir les 15 miles qui séparent l'aéroport de la concession de Darwyn et il est 17h passéses lorsque nous y arrivons en pensant trouver porte close, en fait EagleRider est ouvert jusqu'à 20h du Lundi au Mercredi et ferme plus tôt les 3 autres jours. Les motos sont rendues et contrôlées par le petit jeune qui nous les avaient remises il y a 20 jours, nous troquons avec lui en échange de 2 stikers Morfals, 3 pin's de la route 66 estampillés EagleRider. Ils sont normalement à vendre 5,99$ plus les taxes de 11% environ mais comme on lui a laissé nos 2 casques et les autocollants, il nous les refile en douce de son boss. Un petit tour à la concession voisinne et nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour un petit change et récupérer les guides de Chicago et de la route 66, Pat (chargée de tout ce qui est animations touristiques) nous trouve le programme de la soirée :
dîner chez Miller's Pub (un pub très connu où les prix pratiqués sont corrects pour une grande ville et où un certain nombre de vedettes plus ou moins connues de nous sont passés en laissant photos et/ou autographes sur les murs), ambiance et bouffe sympa et pas comme d'habitude, j'ai mangé un croustillant aux épinards et féta accompagné de riz pilaf, c'est pas tous les jours aux US je peux vous le dire. Nous dînons pour 85$ tout compris (4 bières, à 5,45$ tout de même, et desserts compris)
Spectacle au Buddy Guy's Legends où nous assistons pour 10$ par personne à un concert de Joanna Connor, une grosse dame qui manie la guitare électrique à la façon de Poppa Chubby et qui y ressemble d'ailleurs physiquement et dans son style. Elle nous abreuve d'excellentes reprises des grands classiques de ZZ Top à Sex Machine, Pat a réussi à boire sa margarita , tout va bien
En plus ces 2 endroits sont situés dans la même rue à plusieurs blocs d'intervalle, dans Wabash Street, sous la ligne du métro aérien, c'est rigolo de circuler entre les piliers en ferraille du métro, on se croirait dans le film des Blues Brothers
Retour à l'hôtel, situé quand même à 18 miles à l'ouste et dodo

mardi 19 mai 2009

Springsteen (field) IL - Joliet IL

Pour arroser une journée forte en émotions et en miles parcourus

Touches pas à ça la blonde


P.... Y fait chaud !!


Attention John, meci de bien dégager derrière les oreilles



Retour vers le futur




Pat a enfin trouvé la tondeuse qui devrait bien aller à Warhem











19 Mai 2009 : Springfield IL - Joliet IL, 5531 miles au compteur des bécanes
Hier par 2 fois dans la journée, nous nous sommes fait bloquer par un trin de marchandises - on n'a jamais rencontré encore de trains de voyageurs – une première fois en sortant de la banlieue de Saint Louis, ça allait car il n'y avait que 2 motrices, la seconde fois dans l'après-midi ici et en plein quartier black, 135 wagons (je sais je les ai comptés, ça a pris au moins 15mn) qui passaient au ralenti, tractés par 3 motrices et poussés par un locomotive, pendant ce temps là on avait posé les motos moteurs coupés sur leurs béquilles et on a eu le temps de regarder les lapins s'exciter comme nous à attendre que le train en finisse.
Springfield n'est pas que la ville de la famille Simpson, elle est aussi la ville natale de Abraham Lincoln dont on voit l'image à tous les coins de rues : ici l'endroit où il est né, là le lieu où il est allé en classe, ailleurs le site de ses premières amours, ils ont repéré tous les endroits de sa vie springfieldienne.
Ce matin, petite visite à la concession Harley Davidson de Springfield avant de partir, ça tombe bien notre motel est à 2 miles de là, il y a quelques soldes intéressantes (75% de rabais) sur certains articles invendus estampillés 105ème anniversaire, j'en profite pour récupérer un drapeau à accrocher sur mon sissi-bar pour une véritable misère, je sais ça fait beauf, mais moi j'aime bien, c'est quand même mieux qu'un chien en plastique qui bascule la tête sur une plage arrière de bagnole. Nous repartons ensuite en direction du Nord, pour tenter de retrouver la 66 à la sortie de Springfield, en fait, il faut reprendre l'autoroute I-55 North et sortir 5 miles plus loin pour la rattraper à Williamsville, on tombe pile sur un Antique Mall super achalandé, avec des objets assez hétéroclites et toujours de très bonne qualité, une foultitude d'objets autour de Disney (des mickeys à la pelle pour ma petite marraine, mais nous n'avons pas suffisamment de place, comme c'est dommage) ou des vieux jouets en fonte, ou encore des bronzes de toute beauté représentant des scènes du farwest, c'est magnifique, et forcément également un peu cher. On repart, à la ville suivante, Elkhart, à nouveau un Antique Mall, nous stoppons (nous n'avons que ça à faire dans la journée) et là une belle collection d'objets plus ou moins anciens où on trouve notre bonheur sans difficulté, Domi doit commencer à en avoir marre, mais ainsi de cette façon il fait des économies, puisque ces arrêts ne semblent pas trop l'intéresser. En suivant un des tracé de la route (il y en a trois différents) en arrivant près de la ville de Lincoln (hé oui, encore lui) celui-ci nous fait contourner la ville, résultat nous loupons Lincoln et tout ce qu'on aurait pu y voir ou visiter. Dommage car je reviens rarement sur mes traces, donc nous poursuivons jusqu'à Atlanta où le tracé de la route nous mène au pied d'un géant qui tient un hotdog monstrueux dans les mains, il est situé juste en face du musée de la ville, la vieille dame qui s'en occupe nous invite à le visiter gratuitement, il est en phase de préparation et nous avons droit à un petit film de 5 mn sur la ville d'Atlanta qui n'a rien à voir avec l'autre où il y a l'aéroport international, celle-ci compte 1500 âmes seulement et a vu dans son histoire, outre le géant, passer et s'arrêter là une fois seulement le Président Abraham Lincoln, ils en font toute une histoire et ils ont bien raison car à part ça il ne doit pas se passer ou s'être passé grand chose à Atlanta Illinois.
En tout cas, nous sommes très bien reçus en tant que français, à moto de surcroît et pour couronner le tout en moto américaine.
C'est vrai que la moto permet à chaque fois que l'on s'arrête de provoquer des rencontres, les gens qui ne sont pas motards viennent naturellement parler avec nous, nous dire qu'ils aiment cette moto, pour le bruit qu'elle fait, le look ou l'attitude qu'elle procure, on nous demande où nous allons, d'où on vient et quand ils apprennent que nous sommes français et que nous avons parcouru tous ces miles dans leur pays, alors là c'est l'euphorie totale, ils sont tout contents et nous complimentent sur notre beau pays, qu'ils connaissent en général par un ami qui s'y est rendu ou eux mêmes, ce matin nous avons eu à faire à un ancien militaire, basé à Nancy, qui a passé 3 mois en France, cette après-midi c'était mon barbier qui avait été à Paris pendant qu'il était caserné 6 mois à la base aérienne d'Evreux; et c'est toujours comme ça, on ne compte plus les discussions que nous avons eues avec des gens de la rue qui nous interpellent lorsque nous descendons de la moto.
On profite de notre pause un peu longue à Atlanta pour finaliser notre petit-déjeuner dans le petit café attenant au musée: steack, omelette et ashbrown avant de reprendre la route en direction de Bloomignton, où là nous stoppons chez le concessionnaire HD local (c'est le concessionnaire ou le musée, il faut choisir), passage obligé obligatoire, après tout j'ai eu un certain nombre de commandes d'articles qu'il faut que j'honore avant de revenir en France.
Pour l'instant on ne s'encombre pas trop car l'espace de sotckage est assez peu extensible, malgré le sac que trimballe Domi depuis le départ et qui commence à prendre de l'envergure, on attend d'être arrivés à Chicago pour compléter les listes de commandes, comme nos achats personnels; jusqu'à présent nous avons acheté ce qu'il faut pour se changer au long du trajet.
Retour sur la route 66 avec des arrêts de plus en plus fréquents tout au long de la route pour y voir ici une vieille station service Texaco réhabilitée, là une maison ancienne (le terme ancien est toujours relatif) ou une vieille auto ou la marque « Route sixty six » peinte à même le macadam.
Nous croisons de plus en plus de motards descendant de chicago pour faire la route en sens inverse de nous, au cours d'un stop nous avons même rencontré 4 motards américains et un couple de Leipzig en goguette visitant la même vieille station service que nous mais dans l'autres sens, salut, pignée de main échange de prénoms et de « bonnes chances » et on repart chacun dans sa direction.







Tous ces arrêts nous mènent à Pontiac, à100 miles de notre lieu de départ matinal. Stop au centre de la ville qui est déjà de bonne importance avec 11500 habitants, nous visitons un musée consacré à la route 66 (tiens donc) et qui expose de jolies photos des sites insolites de la route. Il est doublé à son rez de chaussée d'un magasin de souvenirs, le Old City Hall Shoppes où nous trouvons quelques pin's pour agrémenter notre collection de cacas sur la route En sortant, je tombe sans me faire de mal sur le barber shop de la ville, et John le barber se fait une joie de me faire une boule à zéro à 12$ dans son échoppe à l'ancienne comme dans les années 50, c'est en me rasant la tête qu'il va me raconter sa visite en France pendant son service militaire en 1964, il aura 69 ans Dimanche pendant le Memorial Day.
Nous poursuivons via Dwight; Gardner, Godley, Wilmington vers Joliet, et à chaque fois il y a quelque chose à voir et à photographier le long de cette route. C'est vraiment le paradis de tous ceux qui aiment la mécanique en particulier et aussi les beaux endroits en général. En plus la route, qui se matin avait tendance à suivre le tracé de l'interstate s'en éloigne de plus en plus et ce n'est pas pour nous déplaire. Elle est quasi déserte si on compare à la circulation autoroutière et c'est vraiment reposant car on peut laisser son regard vagabonder et voir tout ce qui fait l'originalité de la route.
Je recommande particulièrement cette partie de la 66 qui traverse l'Illinois.
Arrivés dans la banlieue de Joliet (la ville des Blues Brothers, que l'on aperçoit à un moment donné au détour d'une rue perchés sur le toit d'un marchand de glace) qui est elle même la banlieue de Chicago, les choses deviennent un peu plus compliqué, non pas le tracé de la route qui est toujours aussi bien indiqué et facile à suivre mais la circulation devient impossible tant il y a de voitures et de files d'attente à chaque croisement. En plus on galère pas mal pour trouver un hôtel convenable – on s'est arrêté le long d'un highway dans un hôtel pourave tenu pas un indou qui nous proposait une chambre pour 3 à 35$, fallait voir l'endroit et aussi le sentir, bref on a préféré laisser tomber malgré la pénurie. Finalement en reprenant le tracé de l'I-55 on trouve à une de ses sorties un motel tout à fait convenable, le Best Budget Inn de Joliet à 55$ la piaule avec le waï-faï gratos, ce qui ne gâche rien et me permet de vous approvisionner en informations toutes fraîches
En résumé, comme hier, nous avons parcourus environ 160 miles mais d'une extrême qualité, ça a été un régal à réaliser car il ne faut pas oublier que notre périple motocycliste arrive à sa fin et que après-demain matin, nous rendons les motos chez le loueur pour entamer un nouveau périple autour des lacs en voiture de location cette fois..on ne va pas se plaindre non plus, mais c'est vrai que c'est bien quand ça se termine par que du bon..Allez demain encore une cinquantaine de miles à faire pour arriver sur Chicago, nettoyer les bécanes à fond et c'est vrai qu'elles en ont grand besoin, louer la bagnole et enfin se loger à l'hôtel où nous étions le premier jour de notre arrivée, quel vaste programme !
Bonne nuit, il est 21h10 (4h10 à Lille) à demain.

lundi 18 mai 2009

Saint Louis MO - Springfield IL







18 Mai 2009 : Saint Louis MO – Springfield IL: 5348 miles
Salut, nous ne sommes pas encore très sûrs de notre étape de ce soir car, comme vous avez pu lire hier, nous sommes assez proches de Chicago maintenant. Nous avons donc décidé de profiter au maximum de la 66, si nous arrivons à la retrouver en sortie de St Louis car c'est quand même un sacré bordel sans nom ces grandes villes américaines qui n'en finissent pas et dont les autoroutes se croisent un peu partout, nous ne sommes plus dans les années 30 où les autoroutes n'existaient pas et la seule voie à emprunter pour aller du Nord au Sud-Est était la mother-road, enfin on dispose d'un Road-Book en français qui est très bien fait et d'une co-pilote de choc en la personne de Pat (elle éprouve quand même encore quelques difficultés à se repérer entre les points cardinaux, mais ça vient et elle devient assez efficace).
Pour les intéressés, le bouquin s'appelle « road book route 66 » il est publié aux éditions SPE , les auteurs sont Bertrand Vial et Régis Piau, je l'ai trouvé à la FNAC sur commande; encore un petit détail mais qui a son importance, il démarre de Los Angeles pour arriver à Chicago, donc pour ceux qui voudraient faire la route dans le sens inverse, il faut le lire à l'envers sans se gourrer. Je tiendrai ce qui restera de l'ouvrage à disposition des éventuels amateurs de Route 66.
Puisque je suis sur le sujet de la mother road, laissez moi vous donner mon opinion sur le sujet jusqu'à présent. Bon c'est vrai, c'est mythique et tout, ça fait replonger dans le passé et tout et tout...Bref rien à redire à ça si ce n'est que la partie que nous avons empruntée tous les 3 jusqu'à maintenant, qui je vous le rappelle commençait à Kingman Arizona, juste après le désert Mojave pour s'interrompre à Oklahoma City dans l'état du même nom et qui devait représenter environ 1200 miles des 2370 miles que compte la route d'Ouest en Est ne m'a pas apporté ce que j'en attendais vraiment : un dépaysement total et permanent ; à part la petite partie du début entre Hackberry juste après Kingman et Ashfork juste avant Williams en Arizona qui compte 88 miles et qui est complètement à l'écart de l'interstate 40 et où on a pris une grosse claque de « retour vers le futur » dans la figure avec d'abord et surtout le magasin-musée de Hackberry, puis Truxton, en finissant par Seligman et les musées des frères Delgadillo. Hé bien, à part cette partie isolée du monde, on est toujours « cernés » par la 40 qui est omniprésente dans cette partie des US, simplement parce qu'elle a été construite pour suivre le tracé de la 66, ce qui fait que vous prenez des petits bouts de nostalgie à chaque fois qu'un morceau de la route est accessible. Et puis parfois elle est tellement mal indiquée (puisque je vous rappelle qu'elle n'existe plus, elle a donc un autre numéro pour ses parties praticables et pour les autres portions elle n'en a même pas) qu'on se perd sur des routes qui n'ont rien à voir, il n'y a qu'à se souvenir de notre épisode sur une route pleine de graviers et d'ornières.
(interruption de la journée, j'écris à présent à 19h, la première partie avait été rédigée à 7h ce matin)
Je suis contraint de réviser mon jugement après cette journée où nous nous retrouvons en Illinois. Nous nous retrouvons à Springfield, l'Illinois est l'état où la route est la mieux indiquée de tous, on ne peut absolument pas la râter, de plus chaque visitor center propose une carte de la route 66. Cet état est le seul à proposer 2 tronçons de la route, l'une construite entre les années 1926-30 et les années 1930-40 et un second tronçon, qui est parallèle à l'interstate I-55, qui lui a été construit entre les années 1940 et 1977. Tout ça se passe entre Saint Louis et Springfield. Cette portion de route nous a apporté tellement de choses intéressantes entre les bâtiments, les vieux centre de villes, les brocanteurs, les concession Harley (non encore !!), les « points de vues » du type Cosy Dog etc..; que je suis bien contraint de dire que la 66 en Illinois vaut vraiment le déplacement.
Tellement que aujourd'hui, on a fait très fort car on a comptabilisé 160 miles pour un itinéraire qui n'en comporte que 106 miles en tout entre les 2 villes, nous couchons ce soir au Days-Inn de Springfield, la ville supposée de Homer Simpson, je dis supposée car je me suis renseigné à plusieurs reprises auprès de citoyens de la ville qui sont incapables de me certifier qu'il est bien d'ici le Homer.
La route à la sortie de Saint Louis a été très difficile à retrouver après que nous ayons perdu sa trace en allant visiter 2 concessions, dont le dealer « Doc's » qui a constitué une superbe collection d'objets autour de la harley qui vont de la moto, bien entendu, aux boucles de ceintures des années 50, bouquns d'époque, bibelots, etc..., une véritable caverne d'Ali Baba pour moi qui adore ce genre d'objets. Sinon, un accueil de chiens dans un jeu de quille, je pense qu'on ne retrouvera plus l'accueil d'hier de Todd à la concession de Festus;
On reprend notre route en empruntant le boulevard circulaire de Saint Louis, la I-270, qui se transforme à un moment donné en I-255 on laisse sur notre droite le Chain of Rocks Bridge (le fameux pont en métal qui comporte un angle droit en son centre qui empêchait la circulation facile des trucks du temps où elle battait son plein sur la 66 et qui est fermé à présent) et on franchit le Mississipi pour passer en Illinois sur l'autoroute, on sort exactement où j'étais sorti, sans le savoir hier soir et on retrouve la 66 15 miles plus loin à Pontoon Beach, après East Saint Louis. On ne la quittera plus de la journée, et je crois qu'on aura stoppé quasiment dans toutes les villes qu'elle traverse, là pour visiter un Antik Mall, ici pour y prendre un vrai café sur une petit place en carré comme il y en a assez souvent dans les petites villes d'amérique, ici encore pour acheter une bricole chez un broc, Pat m'a trouvé aujourd'hui un mignon petit personnage appelé Big Boy pour me rappeler que je dois faire régime au plus vite, il est très mignon et me ressemble c'est vrai, il semble être très connu des américains, puisque les gens se retourne sur lui en le désignant, un peu comme notre Bibendum Michelin en France.
Aujourd'hui il n'y a pas eu trop d'animaux trucidés sur les bords de route, à part un beau raton laveur intact entr'aperçu brièvement au détour d'un virage. Il faut dire qu'hier ça avait été le festival des Tatous écrasés (Karine, voir photo du blog d'hier), en plus on avait eu droit à une énorme biche, un sconse, des ratons, des espèces d'énormes rats également, enfin un peu de tout.
Notre petit périple reposant d'aujourd'hui nous mène tranquillement à Springfield, où nous trouvons super facilement notre hôtel où il y a de la vacancy, tout plein de chambres libres, la ville étant à taille humaine et taillée à l'américaine, toutes les rues étant à angle droit, orientées Nord-Sud ou Est-Ouest. Ce n'était pas le cas hier de Saint Louis, qui ressemble à une ville européenne, tant c'est la pagaille, pour s'y retrouver si on n'a pas de Gps.
On pause un court instant à l'hôtel, allons visiter le Cozy Dog Drive In qui n'est qu'à 2 miles de là et qui est rempli de petits souvenirs de la route 66, j'en profite pour acheter une carte postale représentant 2 cozy dogs (ce sont des saucisse de hot dog, recouvertes d'une espèce de pâte à beignet, trempées dans la friture le tout planté sur un bâton, façon bâton de ski) sur une moto sur la route 66, Pat et moi en fait.
Ensuite descendons dans le down town, tout droit après le Cozy Drive-in pour y déguster une bonne margarita en terrasse d'un café, revenons en direction de l'est de la ville pour tenter, au jugé de retrouver le super marché « Shop and Save » que Pat avait repéré, ce faisant, nous nous égarons un peu dans le quartier noir de la ville assez étendu à partir de 2 ou 3 blocs du down town, et bien planqué des grands axes de la ville, ce qui nous faisait penser à une ville sans misère, un peu comme les petites agglomérations que nous avons traversées depuis que nous sommes entrés en Illinois. Nous finissons par nous retrouver pile-poile au bon endroit et achetons quelques fruits et yaourts pour le dîner de ce soir. Il faut dire que nous avons fait fort à midi en nous arrêtant chez Tony's, un petit restaurant familial à Carlinville où pour ma part, je me suis enfilé un croissant (oui un vrai comme chez nous, je ne pensais pas que ce serait ça) au roast-beef accompagné de frites auxquelles je n'ai pas touché tandis que Pat, voyant arriver sa Taco Salad, s'écriait « ouah j'ai vu un truc énorme arriver, mon dieu c'est pour moi », ça ne l'a pas empêchée de tout ingurgiter à part un bout du taco, comme une véritable morfal qu'elle est.
Retour à l'hôtel pour nous reposer de notre très dure journée, surtout être en forme pour l'étape de demain, parce qu'on doit encore parcourir les 218 miles qui nous séparent de chicago et on a encore 3 jours pour faire tout ça..
Mot du jour de Pat : Springsteen au lieu de Springfield

dimanche 17 mai 2009

Memphis TN - Saint Louis MO






























17 Mai : Memphis – Saint Louis : nos bécanes ont totalisé 5185 miles aux compteurs.
On n'est pas mécontents de quitter Memphis, et surtout cet hôtel de merde, hier soir le casque de Pat s'est cassé la figure du haut du porte manteau, car celui-ci s'est décroché du mur, la visse qui retient la visière s'est cassée dans le choc, il faudra finir le voyage comme ça, de toute façon il ne reviendra pas en France, il a été acheté chez Auchan (19,95€) exprès pour le voyage et être abandonné à la fin.
On quitte donc la ville en remontant le Mississipi par sa rive droite vers le nord et on s'en éloigne ensuite pour emprunter l'US63 puis l'US67 à partir d'une petite ville de l'Arkansas nommée Pocahontas, c'est rigolo. On passe dans le Missouri et on poursuit notre chemin vers Saint Louis en faisant une halte à la concession Harley Davidson de Festus, ouverte ce dimanche dont le boss, Todd Schepker, nous a particulièrement bien reçus quand il a su que nous étions français et que nous étions de passage chez lui lors de notre périple américain, en nous accueillant avec des petits cadeaux bien avant de savoir que nous allions acheter des choses chez lui et en nous prenant en photo pour nous mettre sur son site « www.surdykeharley.com ». Je profite de notre arrêt pour me renseigner concernant ma moto qui fait un petit bruit mécanique au niveau des culbuteurs depuis un avant Memphis et qui bouffe de l'huile comme jamais j'ai vu ça encore chez Harley, il semble que ça n'affole pas les populations le mécano me rassure en me disant qu'elle est sous garantie et que ça ne pose aucun problème pour rentrer sur Chicago dont nous ne sommes plus trop éloignés maintenant.
Alors pourquoi on est là alors que j'avais prévu d'aller à Nashville ? Simplement parce que je connais Nashville et que l'ambiance y est moins sympa qu'à Memphis, on a donc décidé ensemble de shunter cette étape, il faut dire que ça n'emballait pas trop Pat d'aller visiter la distillerie de Jack Daniels.
On aura parcouru à peu près 370 miles dans la journée si on compte le détour qu'on s'est payé pour trouver un hôtel dans l'environnement de Saint Louis, ça a été plutôt difficile, à croire qu'il y en a moins qu'ailleurs.
En arrivant à Saint Louis, vers 15h30 nous sommes allés directement à la Gateway Arch (que je n'avais pas pu faire en 2003 car trop fatigué à cette étape) pour y visiter le musée du Farwest qui est dans son sous-sol, très bien expliqué avec de très beaux décors reconstitués et en plus entièrement gratuit, ce qui est à souligner car chez les ricains, rien n'est jamais gratuit; par contre il faut débourser 14$ par tête pour aller au sommet de l'arche, ce que nous décidons de ne pas faire, non pas que nous soyons radins mais vu l'heure qu'il est, il nous faut repartir pour trouver un hôtel sans trop tarder. Bien nous en prend car un peu perdu dans l'environnement du Down Town où se trouve l'arche, je règle mon GPS sur la direction de Chicago et nous nous trouvons embarqués immédiatement sur l'I70 en direction de cette ville, je constate au passage qu'il ne nous reste plus que 280 miles par cette voie pour l'atteindre, et il nous reste encore 4 jours à voyager... il faudra prendre notre temps. Le problème c'est que nous ne trouvons aucun hôtel, je quitte l'autouroute en direction du Nord dans l'Illinois et toujours rien. Du coup, je fais une grande boucle qui nous amène par l'I70 sur down town et repars en sens inverse, comme si je me rendais à Tulsa sur la route 66 en direction de l'ouest (que nous avons retrouvé en arrivant à St Louis). Toujours rien malgré les 15 miles que nous faisons vers l'ouest, désespérés nous sortons de la 66 et empruntons la 61 nord qui nous amène dans un beau quartier et à nouveau en direction de l'Illinois. Et coup de pot, un Days Inn nous tend les bras à quelques miles de là, sauvés.
En plus, juste à côté, se trouve un bar-restaurant irlandais où nous pouvons dîner de... pizzas (ben ouais, en irlande on mange de tout) après avoir arrosé notre arrivée de l'étape du jour des 2 meilleures margaritas du voyage (jusqu'à présent) servies par une mignonne petite blonde aux yeux magnifiques.
C'était une journée un peu difficile du fait que nous sommes partis ce matin vers 9h00 de Memphis après une nuit de pluie, avec une température de 14°C (57°F) et un vent de côté épouvantable, nous avons été contraints de remettre nos petites laines car ça pèle vraiment. Vers 12h après que nous ayons ingurgité notre déjeuner pris dans un petit restaurant de village (un très bon hamburger pour moi comme les américains savent si bien le faire) il ne faisait que 64°F. Quand nous arrivons à Saint Louis, il fait un peu plus doux mais nous supportons quand même sans difficulté notre équipement de matin. Malgré le froid, nous ne nous plaignons pas car depuis les 3 premiers jours pluvieux du départ nous n'avons pas subi un jour de pluie supplémentaire et nous avons encore voyagé aujourd'hui sous un ciel particulièrement bleu. On a une chance incroyable car en traversant l'Arkansas en direction du Nord, on constate que les paysages (un peu plats et composés de rizières) sont entièrement noyés par les inondations, conséquences des pluies d'orage qui ne cessent d'arroser cette région ainsi que le Missouri, qui d'ailleurs a essuyé de violentes tornades ces derniers jours comme on a pu le constater en suivant les actualités télévisées ces derniers jours. Pourvu que ça dure. Certaines routes secondaires, que nous ne devions pas emprunter fort heureusement étaient entièrement recouvertes d'eau et invisibles comme s'enfonçant dans une rivière par endroit...
Bon ben voilà c'est tout pour aujourd'hui, ma blonde ronfle déjà, il faut dire que 2 margaritas avalées coup sur coup ont eu raison d'elle... Bonne nuit et à demain pour de nouvelles aventures.
Ah au fait, pour répondre à mon Président préféré, nous trouvons le temps d'en faire quand notre porteur de chandelle nous en laisse l'opportunité.............

samedi 16 mai 2009

Memphis Tenessee








15 Mai 2009 : Clarksville AR – Memphis TN (suite)
On repart à 9h en direction de Memphis, il ne reste que 220 miles à parcourir sur la route US 64 East.
Nous faisons une pause à Russelville pour boire un café, toujours aussi dégueulasse, puis on s'arrête au Denny's de Conway pour prendre un petit déjeuner sur le coup des 10h30 et à partir de là nous quittons la I40 pour environ 150 miles car nous piquons plein Est alors que l'interstate descend au sud vers Little Rock, la capitale de l'Arkansas pour ensuite revenir au nord-est à Memphis, là où nous la retrouverons.
La route est fantastique, elle est sinueuse jusqu'à notre destination finale de la journée.
On s'arrête en chemin dans un magasin qui fait toutes marques de motos dont Harley Davidson, comme ça par curiosité et pour dire bonjour, nos hôtes sont ravis d'entendre nos accents frenchies bien qu'ils pensent systématiquement que nous sommes allemands; leurs visages s'éclairent quand ils entendent que nous sommes français, ça fait plaisir.
Nous arrivons dans la ville du King sur le coup des 14h30 et stoppons au Motel 8, là où j'ai déjà une réservation pour le lendemain – j'ai commis une lamentable erreur en ne réservant qu'une chambre avec un seul grand lit double, ce qui oblige à ajouter un lit d'appoint pour Domi qui doit m'en vouloir à mort, même s'il fait bonne figure. En plus l'hôtel est pourri, bref tout va bien. Dans notre malheur, il y a un Festival au mois de Mai, il semble que ce soit le festival de la grosse bouffe, dans ce contexte toutes les chambres sont louées mais nous finissons par en obtenir une (à un grand lit double + 1 lit d'appoint) qui nous servira finalement pour les 2 nuits où nous restons à Memphis.
16 Mai 2009 : Memphis toute la journée et la soirée !!!
Debout 7h, c'est l'heure, debout les gars réveillez vous
Si vous ne savez pas ce qu'est la promiscuité, louez notre chambre 310 au motel Super 8 Down Town à Memphis, rien ne fonctionne comme ça devait, il faut enfoncer un doigt dans une espèce de trou qui a dû abriter un bouton dans la téloche, la télécommande ne fonctionne pas, la porte de la salle de bain ne ferme pas, etc... et je ne vous dit pas ce qu'on a retrouvé derrière le lit en le poussant pour faire de la place au lit d'appoint que l'on a récupéré qu'à 23h hier soir en allant râler à l'accueil. Le lit installé, il ne nous reste presque plus aucune place pour circuler dans la chambre, heureusement qu'on est là que pour être à l'extérieur. Bref l'hôtel le plus déglingué que nous ayons eu sur le trajet, pourtant sur les derniers jours on s'était fait des motels de bords de route.
On va arrêter de se plaindre car on aurait pu aussi coucher sous une tente et il a plu cette nuit...
Alors, revenons à hier, après une bonne douche, nous allons jusqu'à Graceland pour voir l'endroit que nous avons décidé de visiter le lendemain, de toute façon quand nous y passons il est aux alentours de 17h et c'est déjà fermé. Nous poursuivons vers l'état du Mississipi tout proche pour visiter la concession Harley de Bruce Rossmeyer, installé également à Daytona et au Texas si ma mémoire est bonne. Une grande concession mais bien moins importante que certaines que nous avons déjà visitées, notamment les 2 de Vegas, ou encore celle dont il est propriétaire à Ormond Beach au nord de Daytona et qui ressemble avec les autres dealers spécialisés qu'il accueille aux alentours à un énorme complexe commercial du type Carrefour ou Auchan. Nous en profitions bien entendu pour faire quelques achats, sans commentaire.
Dînons (c'est notre deuxième et dernier repas de la journée) au Hooters voisin de hamburgers ou de salades. Hooters, c'est une chaîne de restaurants installés partout aux USA décorés comme l'intérieur d'une cabane de pêcheur d'huîtres, où les clients sont servis par un bataillon de serveuses, comme c'est toujours le cas dans tous restaurants américains, mais celles-ci ont la particularité d'être toutes jeunes et jolies, avec des mensurations agréables, habillées d'un petit tee-shirt blanc sur lequel il est inscrit le nom du restaurant - je vous laisse deviner où viennent se placer les deux « o » de Hooters, qui veut dire chouette (la bête) - et d'un petit short orange, le tout en taille XS pour que ça puisse mouler à souhait la jeune fille. Pendant que le client au regard hagard se restaure, elles évoluent constamment autour des tables pour connaître votre état de satisfaction et savoir s'il ne vous manque rien. Parfois, elles viennent s'installer à la table des mecs quand il n'y a pas de femme, et aussi, mais cela n'a pas été le cas hier soir, elle réalisent une petite représentation du type danse du houla-hoop, ou fêtent un anniversaire en faisant les folles. Il existe un concours de la la Miss Hooters de l'année qui permet à toutes ces jeunes serveuses de par l'amérique entière de pouvoir prétendre à ce titre. Il existe aussi un magazine du même nom qui est offert aux clients après tirage au sort d'une tombola. Enfin, il y a bien entendu autour de tout ça du merchandising : vente de tee-shirts, casquettes, etc... On reste là malgré tout dans du très correct et tout ça n'est rien que pour le plaisir des yeux, comme disent les arabes.
On profite d'être dans ce restaurant pour déguster une margarita, notre adorable petite Meghan nous demande nos « ID » pour pouvoir nous servir, et malgré nos protestations - en plus ça se voit bien que nous les 2 mecs nous avons largement dépassé les 21 ans, l'âge légal aux US pour boire de l'alcool – rien n'y fait et on devra s'exécuter sous peine de ne pas être servis, c'est terrible cette obsession à appliquer la règle.
On repart en direction de Beale Street, là où le spectacle de la rue a lieu tous les soirs. Ce soir, il y a concurrence avec le Festival du BBQ qui attire une foule incroyable et nous sommes embarqués dans un super embouteillage de voitures qui cherchent à se parquer, nous finissons par poser nos motos en les glissant entre 2 voitures, sous la surveillance des cops omniprésents, qui nous assurent d'y jeter un oeil pour que rien de mal ne se passe, on est rassurés.
Le spectacle de Beale street, est le même qu'il y a 6 ans quand j'y étais venu avec mes retraités au moment du centième anniversaire de ma marque de motos préférée. Rien n'a changé, les magasins où l'on trouve un peu de tout ce qui touche à Elvis, à la musique en général et aussi tous les gadgets dont les américains sont friands; les artistes de rues, là ce sont 3 blacks qui effectuent des pirouettes d'un bout à presque l'autre de la rue; les gens qui rivalisent d'originalité pour se faire remarquer, ça consiste surtout pour les filles à être habillées le plus moulant possible, ça donne plus souvent des scènes assez surréalistes que des jolies choses à regarder, mais c'est aussi ça l'amérique.
Et il y a les gens saouls qui se baladent dans la rue sous la surveillance des cops qui sont partout, ils ont même installé deux espèces de vigies de part et d'autre de Beale Street, et on dénombre rien que pour les 3 blocs où se trouvent les café/restaurants spectacle au moins 20 voitures de police banalisées ou pas.
Tout ce monde est venu là attiré par la notoriété des café concerts de la rue, tel le BB King Café ou le Double Deuce, qui dispensent pendant toute la nuit de la musique blues, voire aussi d'autres tendances en plus d'assurer un service de restauration.
Nous arpentons la rue 2 à 3 fois en faisant des arrêts prolongés au bord du trottoir pour contempler cette faune colorée et magique, ça nous rappelle la Nouvelle Orléans, tellement c'est riche en gaieté et en couleur, comme un peu aussi le carnaval peut l'être. Tout ça dans une ambiance chaleureuse où on ne sent pas du tout en insécurité, il faut dire que la présence policière participe bien de cet état d'esprit.
Nous récupérons les motos quand il est environ 22h3O et on rentre à l'hôtel, le GPS nous y mène directement. Ce dernier est tout près du Down Town de Memphis, le quartier où sont situés les bureaux et proche de Beale et de Main Street. Il est acculé au Mississipi et presque tous les bâtiments qui l'entourent sont abandonnés et en état de délabrement avancé, ce qui donne au quartier un aspect de fin du monde assez peu engageant. Bref, ya tout qui va bien.
Ca ne nous empêche pas de faire une nuit bien reposante en prévision de la journée de Samedi qui s'annonce chargée puisque nous devons visiter le complexe touristique de Graceland
Samedi 16 Mai : Graceland
Arrivés vers 9h15, nous achetons notre billet à 33$ pour le package complet qui comprend la visite de la maison, Graceland, et de ses dépendances, le musée des véhicules, les 2 avions, et deux autres petits musées, un relatant sa filmographie, l'autre sur sa période militaire en Allemagne. Notre ticket nous permet d'embarquer dans une navette qui ne partira pas du visitor center avant au moins une bonne heure pour se rendre de l'autre côté du boulevard Elvis Presley et nous déposer sur le perron de la maison d'Elvis. En attendant nous visitons le petit musée relatant ses films.
Ca y est la véritable visite commence quand on arrive devant la villa d'Elvis, construite en 1939, achetée par l'artiste en 1957, il a 22 ans, il tient à respecter la promesse faite à sa mère qu'il adore de lui offrir la maison de ses rêves, elle qui a toujours été pauvre et a habité à Tupelo dans l'état du Mississipi dans une cabane en bois de 2 pièces, c'est là qu'elle a donné naissance à Elvis Aaron et Jessie Garon, les jumeaux sont nés en 1935, le second fils est mort né.
Nous pénétrons dans la villa, assez modeste si on compare avec ce que les vedettes actuelles se payent comme résidences, et visitons le rez de chaussée composé d'un hall d'entrée assez modeste, d'un salon et d'une pièce attenante où il y a un piano à queue, de la chambre des parents d'Elvis ainsi que leur salle de bain, d'une salle à manger, d'une très grande cuisine et d'une pièce rajoutée, appelée la jungle car meublée de mobilier en bois sculpté et fausse fourrure d'un goût super kitch digne des années 70. Au sous-sol, nous arrivons directement dans la salle de télévision où il pouvait suivre 3 programmes différents en même temps comme le Président de l'époque, avec notamment pendant la visite un film avec Clint Eastwood en vedette , un bar et ensuite une salle de billard, remontons au RDC pour sortir en direction du bureau du père qui s'occupait là des comptes ainsi que du courrier et des cadeaux que recevait sa vedette de fils. L'accès aux 2 étages n'est pas autorisé au public, et demeurera à jamais la partie privée de la vie d'Elvis.
On verra successivement une salle de tir à la carabine, la salle de racket-ball transformée en salle des trophées avec notamment tous ses costumes de scène en vitrine et enfin la visite se termine sur la partie du jardin où reposent Elvis, son frère, ses parents à sa grand mère. Tout ça est riche en émotion, on découvre un personnage très sympathique et généreux.
Après cela, on verra successivement le musée où sont exposées ses automobiles et ses motos ainsi que un tracteur qu'il utilisait pour s'amuser dans son jardin, et aussi moto neige, voitures de golf avec lesquelles il avait l'habitude de faire des courses dans le jardin, voire dans le boulevard avec son entourage. Nous voyons ensuite les 2 avions, surtout le Boeing qu'il avait baptisé Lisa-Marie, le prénom de sa fille, transformé en appartement volant.
Enfin la journée se termine comme la veille, visite d'une concession HD située à l'est de la ville, puis retour à l'hôtel pour nous prendre une petite heure de repos et enfin retour à Beale Street pour y prendre notre dîner attablés au 1er étage d'un carrefour où nous assistons au spectacle permanent de la rue.
Le temps, qui a été nuageux toute la journée, a fini par tourner au très couvert et beaucoup plus froid que dans la journée où la température frisait les 85°F. Il souffle maintenant un vent froid qui nous chasse vers nos pénates. Retour au motel et dodo pour être frais pour le départ demain matin en direction de Saint Louis, Missouri.

vendredi 15 mai 2009

Santa Rosa - Memphis (à suivre)

















13 Mai : Santa Rosa – Elk City / 4080 miles compteur
Lever à 5h pour moi (à la nouvelle heure, je ne compte plus...) merci le Santa Fé que l'on a retrouvé passant juste à côté de notre hôtel et qui ne s'est pas gêné cette nuit pour balancer des furieux coups de sirène en passant dans le patelin, à croire qu'il y avait des gens à prévenir de son passage.
Malgré ce lever très matinal, comme je rédige le matin en attendant que le petit monde se réveille, ceux-ci me prennent de vitesse et je me retrouve le dernier près à partir, c'est un monde !
Nous quittons Santa Rosa vers 8h sans rien avaler, car on a décidé de ne plus faire que 2 repas par jour tellement on « profite » tous les 3 de la nourriture américaine. On stoppe juste dans une station pour y prendre un café car notre hôtel ne nous offrait pas cette possibilité ni l'internet d'ailleurs , et on repart en direction de Tucumcari via l'interstate 40 car la 66 est toujours une route parallèle à l'autoroute qui est lui en bien meilleur état et nous permet d'avancer un peu plus vite de ce fait. La 66 s'appelle « frontage road » au Nouveau Mexique, elle devient une « ranch road » au Texas que nous atteignons en sortant de Tucumcari.
Cherchant une station, nous sortons à Glenrio, je me souvenais vaguement qu'il y avait quelque chose à voir de la vieille route, en fait il n'y a plus rien, il s'agit d'une des villes fantômes de la 66 on croirait qu'il y eu la guerre, on y voit juste 2 roadrunners en goguette, vous savez le petit oiseau qui ne fait que faire avoir des problèmes à mon copain le vil coyote.
Nous reprenons l'autoroute pour y faire un arrêt petit déjeuner vers 10h, on constate à ce moment qu'on a perdu encore une heure car il est 11h à la station, je fais goûter à Pat son premier « biscuit and gravy » un morceau de pain précuit grillé recouvert de sauce béchamel à la viande le tout très poivré, j'aime ça mais il faut convenir qu'au petit déjeuner il y a de quoi dérouter...
Repartons jusqu'à Amarillo, je me trompe de sortie en suivant toujours la 66 qui s'éloigne au nord de la ville et on doit revenir sur nos pas pour nous rendre chez Harley pour faire nos pleins d'huile moteur (ma moto consomme un peu , mais pas celle de Dom) et aussi voir le Cadillac Ranch situé à 4 miles avant l'entrée de la ville, un endroit mondialement connu, complètement tagué par les gens de passage et qui semble t-il viennent de loin pour ça, on maintient la tradition en trouvant une bombe de peinture noire, il y en a tout autour des 10 pauvres vieilles Cadillac plantées là par un olibrius dans les années 70-80, je profite également de l'occasion pour apposer un stocker Morfals sur la barrière qui mène au site, qui est en fait situé en plein champs labouré où un espace a été laissé disponible dans la terre, devenue hyper dure pour accéder aux limousines enterrées et à cet endroit là, même la terre est taguée.
On repart en direction de chez « Boots and Jeans », un supermarché de la fringue, botte, chapeau et accessoires pour cowboy. On en profite pour acheter une chemise de rodéo (moi) et une ceinture (Domi), on va petit à petit se transformer en cowboy.
Repartis via l'interstate, nous continuons en direction de Shamrock où la seule curiosité est de voir la vieille station service qui comporte une tour à son angle et qui a été transformée en musée et en office de tourisme de la ville qui n'offre pas beaucoup d'autres attraits au demeurant.
Le paysage change profondément pendant que nous traversons le Texas car nous passons du désert aride et crevassé de plus ou moins profonds et de couleur changeante entre rouge et sable presque blanc des états que nous venons de traverser au vert de plus en plus intense des grandes prairies destinées quasi uniquement à l'élevage du Texas. En Oklahoma les paysages sont la continuité de ceux du Texas avec une augmentation de la végétation et plus de cultures, je ne distingue pas trop de quoi il s'agit mais en tout cas il y a beaucoup plus de fermes ici avec silos à grains qu'à côté chez les texans.
Nous passons par Texola sur la 66 pour entrer dans l'état d'Oklahoma, Texola est aussi une ville qui a été abandonnée mais ensuite repeuplée et on découvre à côté des bâtisses de la 66 délabrées, quelques maisons habitées et très bien entretenues, la route à 4 voies dont la seconde est recouverte d'herbe est vide et donne un sentiment de tranquillité absolue, incroyable ce qu'on est y bien pour voyager, elle nous emmène au centre ville de Sayre où une scène du film « les raisins de la colère » fut tournée et où l'on reprend l'I40 en direction de Elk City où nous trouvons un petit hôtel à 45 « bucks » la nuit, le Flamingo Motel, le boss nous offre le tarif 2 personnes pour 3 avec en plus un porte-clé décapsuleur!!!
Il s'acharne à vouloir nous faire manger dans le restaurant mexicain d'à côté pour le repas du soir comme pour le petit-déj, il doit y avoir des intérêts, peut être est ce son frère qui tient l'endroit ?
En plus il y a internet wifi avec la chambre, j'en connais un qui va être content.
Dépoussiérage et lâcher de bagages, on est repartis en direction du musée de la 66, un des mieux achalandés mais malheureusement fermé. On fait le tour de ce bel endroit où ont été reconstitués des commerces de l'époque du Far-west, un bien bel endroit.
Il fait toujours aussi chaud car depuis le début d'après-midi il fait à peu près 110°F soit 43°, je vous rassure au soleil !
On passe au Wall-Mart (le Auchan local) pour acheter de quoi petit déjeuner demain matin et aussi pour changer mes gants qui commencent à déteindre très fort à cause de la transpiration, par une paire de gants de travail à 10$ du meilleur effet, on dirant des Harley mais pas au même tarif.
Nous dînons dans un restaurant spécialisé dans le pig; moi, d'une polished sausage (un monstre de saucisse de francfort) accompagnée d'espèces de frites très fines, d'oignons, cornichon géant et....salade de pommes de terre ; Patricia d'un petit rib suffisant pour déjà satisfaire un bon mangeur ; Domi reste fidèle à la taco salad, le tout terminé par un petit dessert composé de morceaux de pommes mélangées à de la pâte à gâteau recouverts de glace vanille pour finir le cataplasme du soir, ça valait vraiment le coup de ne faire que 2 repas aujourd'hui.
Dodo à 9h30 après avoir regardé une peu la télé et surtout la chaîne météo qui annonce pour la soirée (vers 22h30) une alerte à la tornade sur Oklahoma City, pile-poile où nous allons passer demain, ça nous met un peu la pression car une dizaine de chaînes en parlent comme d'une catastrophe naturelle imminente et irrémédiable.
Nous nous endormons avec ça à l'esprit, ça me réveille vers 4h du matin et je constate en jetant un oeil dehors que le ciel est très couvert, c'est d'ailleurs encore le cas le matin à 7h30 quand tout le monde se réveille – ah au fait moi aussi je me réveille aussi à 7h00.
Le lendemain matin, il ne semble pas qu'il y ait eu une catastrophe cette nuit car les chaînes transmettent une fin d'alerte et quelques images de voitures retournées dans le Missouri voisin, rien en Oklahoma, c'est rassurant.
14 Mai : Elk City OK – Clarksville AR : 4487 miles au compteur
Après notre lever, petit déjeuner composé d'un jus d'orange presque vrai, d'un gâteau très riche en sucre et d'un petit café que Pat est allée chercher à la réception de notre motel, préparatifs réalisés en 2 temps 3 mouvements, je me retrouve à nouveau le dernier préparé malgré le fait que je sois le 1er levé comme hier matin.
Bon nous voilà sur la route, il fait presque aussi froid que le jour où nous sommes partis de Chicago, la pluie en moins, mais le ciel est très menaçant et le restera jusqu'à midi environ. On file jusqu'à à peu près 80 miles vers l'est sur l'interstate car la route 66 n'offre plus de point d'attrait en Oklahoma, on s'arrête pour le plein dans un complexe composé d'une station, un restaurant, un trading-post, un antiquaire, le tout estampillé Cheyenne Trading Post, et là, à nouveau c'est la caverne d'Ali Baba, on y trouve absolument tout ce qui ce rapporte aux indiens Cheyennes mais aussi Hopis et Navajos, il y a aussi des bibelots de la route 66 et aussi des gadgets Harley – bien entendu nous ne repartirons pas sans avoir laissé quelques dollars dans la caisse de l'endroit, Pat en s'achetant la veste en daim qu'elle convoite depuis très longtemps, moi en trouvant un superbe couteau indien fabriqué à la mano, soi-disant, mais il est beau et c'est l'essentiel.
Nous repartons pour traverser, toujours via l'I40, la ville d'Oklahoma (Oklabama selon Pat) en quittons l'environnement de la route 66 ce faisant, puisque nous poursuivons sur la 40 alors que la 66 remonte légèrement vers le nord-est pour bifurquer ensuite plein nord au niveau de Saint Louis, là où nous devrions la récupérer dans quelques jours quand nous reviendrons de Memphis après notre pèlerinage chez le King. Nous faisons un stop chez Harley Davidson World, la concession HD du cru afin de dépenser, si possible, quelques dollars, hé bien non pas cette fois. On piursuit encore sur l'autoroute mais ça devient lassant car nous savons que derrière ces collines et ces arbres, il y a des petits villages et des choses à voir, alors que notre champ de vision est réduit (ce n'était pas le cas quand nous traversions les déserts d'Arizona ou d'Utah puisque il n'y avait rien en dehors de l'interstate parfois même pas de routes.
Nous sortons donc pour emprunter la highway 266 east parallèle à l'autoroute 40 et qui nous permet de nous changer d'environnement car nous traversons une foule de petites agglomérations toutes sur le même style : des maisons bourgeoises puis une « banlieue » composée de mobil homes ou de grandes caravanes occupées par des gens assez peu aisés, et un centre ville à l'ancienne, comme on voit dans les films composé de quelques blocs en briques rouges dans le plus pur style far-west, là où se trouvent les banques et les assureurs, entre autres, le « down town », la sortie est identique à l'entrée. Ensuite, selon l'importance de la ville, vous trouvez en périphérie les concessionnaires automobiles - si vous cherchez le pick-up -6 places, avec un moteur spécial, et des grosses jantes, 4x4, rose avec un drapeau américain sur le capot, ne désespérez pas, ils l'ont sûrement tant il y a de modèles différents sur leurs parking – les hôtels et toute la « bouffe » habituelle.
Petite route sinueuse et ombragée, nous traversons des forêts, des vallons et nous y voyons les endroits de vie des américains du cru, il n'y a pas de continuité dans l'architecture mais ils ont en général de très belles et grandes maisons. Ou bien ils vivent dans des taudis c'est tout l'un ou tout l'autre.
Nous ré-empruntons la 40 pour un trentaine de miles car notre 266 finit court, pour nous rendre à Fort Smith qui marque l'entrée dans l'Arkansas, sur l'interstate nous faisons halte au visitor center, c'est devenu un rituel, et là, nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse comme dans chacun de ces lieux où nous avons stoppé, et comme il semble que ce jour soit celui d'une fête locale, on nous offre un petit goûter ainsi que la carte de l'Arkansas. Nous poursuivons notre route par le concessionnaire HD local, rassurez vous là Dom et Pat trouvent le moyen de se rattraper par rapport à celui d' Oklahoma City.
On décide de poursuivre notre chemin vers Memphis sur la highway 64 qui longe la 40 un peu comme le faisait la 66 dans les états précédents, la différence c'est que maintenant ce n'est plus le désert environnant mais un région très vallonnée comparable à la Normandie ou les Ardennes tant la verdure est présente. Pour ce qui concerne la faune, nous ne voyons pas trop d'animaux, sauf des espèces de petits rapaces plus gros que nos buses avec les ailes blanches par dessous. Il y a aussi une quantité impressionnante de cadavres de tatous shootés sur le bord de la route, c'est là qu'on voit qu'on n'est pas en normandie
Cette route très agréable et qui nous change complètement de tout ce qu'on a connu jusque là nous mène dans Clarksville, petite ville située dans une région composée d'une grande quantité de lacs, entièrement vouée aux plaisirs aquatiques à l'américaine : hors-bords géants, scooter des mers, etc..sont légion ici.
Nous trouvons un petit motel Budget Inn et louons là, dînons chez le mexicain voisin (très bonne bouffe et pas chère du tout, puisqu'à 3, pourboire compris, on s'en tire pour 36$, ce qui est notre record pour un dîner) et revenons nous pieuter vers 21h. Téloche (Da Vinci Code en anglais – français dans le texte) pendant que je gratte mon discours du jour et celui de la veille que je n'avais pas eu le temps de finir.
Avant de rentrer au motel, Pat et moi sommes allés à pied au ravitaillement de jus d'orange pour le déjeuner de lendemain matin à la station service située à 800 mètres du restaurant et en revenant nous avons emprunté un détour nous menant à l'arrière des maisons de la rue principale, c'est là qu'on a vu tout une famille (mère et enfants) chercher des choses dans une poubelle, à manger et de quoi se vêtir, j'en parle parce qu'il ne s'agissait pas de vagabonds mais de personnes habitant l'endroit.
Me voilà à jour de mes notes et je pourrai faire la grasse mâte demain
Bises et bonne nuit.
15 Mai 2009 : Clarksville AR – Memphis TN
Lever à 6h30, il n'y a vraiment pas d'heure pour les braves...
Je rédige à nouveau en attendant le lever complet qui tarde encore plus que d'habitude : plus on leur en donne et plus ils en prennent. L'extinction des feux a pourtant eu lieu à 22h.
Depuis que nous avons démarré ce voyage; je n'ai pas trop parlé des animaux que nous avons pu voir le long de notre périple. En fait c'est difficile d'en parler car nous n'en avons vu que très peu vivants, beaucoup des animaux que nous avons pu rencontrer étaient morts sur le bas côté de la route, shooté par un convoi ou une auto la nuit précédente.
A part des corbeaux vivants un peu partout, animal bien plus grand que notre corbeau nettoyeur de routes, nous avons pu distinguer quelques biches affolées dans l'ouest et quelques chiens de prairies en Arizona sans oublier les 2 roadrunners aperçus au Texas et bien entendu un foultitude d'espèces d'oiseaux différents dont un aigle royal et plusieurs autres espèces de rapaces.
Dans la série des animaux morts, nous avons vu une grande quantité de biches ou cerfs plus ou moins intacts selon la violence du choc, un coyote en Arizona, des ratons laveur, un sconse et des tatous qui pullulent entre ici et la Floride (j'avais eu la chance d'en approcher un vivant lors d'un précédent voyage).
Pour ce qui concerne nos motos, que l'on a touché neuves, et à part la mienne qui a tendance à consommer un peu d'huile et que je dois contrôler régulièrement, comme c'est d'ailleurs précisé dans le contrat de location, elles ronronnent gentiment à 80 miles/heure sur autoroute et nous n'avons eu aucun problème, à part le stress de ne pas avoir trouvé de concession suffisamment à temps pour réaliser la première révision des 1000 miles ue nous avons faite à 2300 miles.
Les limitations de vitesse sur autoroute vont de 70 à 75 miles maxi, 75 dans la partie ouest de notre périple, et 70 miles depuis que nous sommes entrés au Texas, avec des vitesses minimales de 40 ou 50. En général je roule à 5 voire10 miles plus vite et jusqu'à maintenant nous n'avons pas eu maille à partir avec la highway patrol.
Hors des autoroutes, la vitesse maximale autorisée dans les campagnes est de 65 et diminue respectivement à 55 et 45 à l'approche des agglomérations pour être réduite encore à 35 miles en ville ou 25 miles dans les zones où il y a des écoles et à 15 miles à l'heure de la sortie ou de l'entrée des classes.
Rares sont les usagers à respecter les vitesses sur autoroutes et ceux qui contreviennent le plus sont les routiers qui n'ont pas comme en europe de limitations plus restrictives que les automobilistes. Ils sont donc soumis aux mêmes limitations que les autres et doublent à tout va, et il n'est pas rares de sa faire doubler sur la voie de droite par un camion roulant à 85 voire 90 miles par heure, ce qui fait quand même un gros 160kmh.
Les voitures, en campagne, sont plus respectueuses.

mercredi 13 mai 2009

Winslow - Santa Rosa

12 Mai : Winslow – Santa Rosa - 3750 miles en tout jusqu'à cette étape
Là j'ai vraiment fait fort aujourd'hui, j'ai absolument voulu suivre les indications de mon road book de la route 66 qui disait que les intrépides pouvaient suivre une portion de route qui passe dans un gué. Résultat on s'est retrouvés sur une portion de route qui petit à petit s'est transformée en route gravillonnée puis en route de terre pleine d'ornières, et ça pendant au moins 2 ou 3 miles, je n'ai pas trop compté, trop occupé à ne pas ma casser la figure, la moto faisant des embardées à chaque fois que l'on empruntait une zone remplie d'ornières. Expérience à ne plus reproduire car trop riche en montée d'adrénaline pour mon palpitant. D'autant plus qu'il s'est avéré après coup que nous nous étions trompés d'itinéraire en empruntant cette voie qui n'était pas la route historique et avions perdu un paquet de temps ce faisant.
De Winslow, on ne gardera pas un souvenir impérissable car la ville n'était pas très accueillante à part la dame de l'hôtel, un peu directive mais une adorable sino-américaine.
On reprend la I-40 juste à côté de l'hôtel pour nous avancer un peu car nous avions décidé la veille de voir les points intéressants de la 66 et dans cette partie de l'Arizona, elle joue vraiment à cache-cache avec l'autoroute, on s'arrête d'abord à une vingtaine de miles à l'est de Winslow au Jack Rabbit Trading Post qui n'ouvre qu'à 9h (il est 8h, on a décollé à 7h30) et qui n'est pas autre chose qu'un marchand de souvenirs de la route ainsi que de la particularité de l'endroit où nous sommes, des morceaux de la forêt pétrifiée, il y a d'ailleurs des gros morceaux de troncs pétrifiés tout autour du bâtiment et c'est assez surprenant car jusqu'à les toucher on est persuadé avoir à faire à du végétal alors qu'il s'agit bien de minéral !
On reprend d'I40 à 2 ou 3 miles de là (la portion de la route sur laquelle nous sommes s'appelle la Jack Rabbit road) puis sortons au Trading Post Géronimo, une sortie en cul-de-sac qui mène chez Géronimo, nom d'emprunt, vous l'avez compris mais la déco du site laisse penser que nous avons affaire à des indiens de sa tribu, il n'en est rien car pour uncoup, l'endroit est tenu par des blancs, en tout cas, les gens qui nous y accueillent ne sont pas des « native american »
Les affaires semblent en tout cas très bien fonctionner car outre 2 ou 3 véhicules récents, trône sous un auvent fabriqué sur mesure, une espèce de camping-car qui est plutôt un bus aménagé en camping-car, la grande spécialité américaine (je m'étais renseigné des tarifs de ce genre d'engin, ça fris les 300.000$, certains atteignent plus des 500.000$ car préparés spécialement avec marbre et autres matériaux de luxe)
Pour revenir à l'endroit, c'est là que nous voyons des éléments de la forêts pétrifiée d'une taille impressionnante. On peut se poser la question de savoir comment ces marchands que l'on retrouve à espace régulier le long de l'interstate à vendre d'énormes quantités de morceaux plus ou moins gros de la forêt mais on comprend un peu en regardant sur les bord de la route, nous sommes encore éloignés d'au moins 40 miles du Park naturel de la Forêt et on commence à voir à côté de nous des arbres entiers posés à terre en plusieurs morceaux bien alignés comme si ils étaient tombés là et s'était brisés en tombant, posés sur une espèce de sable qui constitue ça et là des petites dunes stratifiées dans les tons gris jaune. C'est vraiment impressionnant de savoir qu'il s'agit de véritables arbres qui ont été ensevelis par la mer qui en ont absorbé les sédiment petit à petit et se sont transformés en pierre. Il y en pléthore tout autour de nous, et hors du parc où il est strictement interdit sous peine d'une amende très sévère d'en ramasser une seule miette.
Je merde encore une ou deux fois en empruntant des sorties qui me mènent soit dans le mauvais sens de la 66, parfois la portions existante repart seulement à l'ouest ou se terminent en cul-de-sac.
Nous sortons pour traverser la petite ville de Holbrook où nous nous arrêtons au Wigwam motel, motel où les chambres sont en fait des tipis en béton, cet hôtel a été rénové récemment et équipé devant chaque tipi d'une vieille voiture pour donner une ambiance d'époque, c'est sympa, moi j'aime bien.
Nous passons au Nouveau Mexique ou nous sortons quelques miles avant Gallup, une ville située à 2000 mètres d'altitude créée lors de la conquête de l'ouest par les blancs, son centre historique est envahi par les marchands d'arts indiens qui peuvent atteindre des prix dignes de la salle de vente de Drouot. Nous faisons une halte chez Zimmerman's, un magasin spécialisé dans l'équipement du cow-boy et plus largement de bottes et vêtements de travail, c'est une véritable mine d'or, comme dans les films, nous visitons ensuite quelques magasins de souvenirs et d'art indien, remarquable.
Il est l'heure de déjeuner, nous faisons une pause au El Rancho Motel où toutes les stars du western ont couché et ont laissé une dédicace sur leur portrait affiché dans l'énorme galerie de photos de cet hôtel qui comporte, outre un restaurant où nous déjeunons d'un Humphrey Bogart et de 2 Ronald Reagan (des succulents hamburgers qui n'ont rien à voir avec les merdes qu'on peut manger chez Mac'Do), un très beau magasin de souvenirs où je m'achète une superbe boucle en argent ornée d'une petite turquoise qui correspond parfaitement avec la ceinture que je m'étais offerte à Végas.
Pendant notre repas, nous avons l'agréable surprise de voir entrer dans le restaurant 2 vieux indiens habillés en cowboy endimanchés, portant le stetson bien sûr, les bottes « santiag », la chemise à carreaux, l'énorme boucle de ceinture en argent et l'indémodable jean wrangler – trop bien.
Après ce bon déjeuner, nous traversons le nouveau mexique pour stopper à Santa Rosa, petite ville de la route 66 proche de la frontière est de l'état sur la rivière Pecos. Une fois encore la chaleur est au rendez vous car nous frisons les 100°F lorsque nous traversons Albuquerque la capitale de l'état.
Sur les conseils du road book nous prenons une chambre au Motel Tower, un motel à l'ancienne comme il y en a des centaines le long le l'ancienne « mother road » avec des prix beaucoup moins élevés que ceux pratiqués par les chaînes hôtelières que nous pratiquons habituellement. Un bel endroit riche en histoire de la vieille route.

mardi 12 mai 2009

Las Vegas - Winslow











11 Mai 2009 : Las Vegas – Winslow (suite)
On a réussi a décoller vers 8h30 de Las Végas après avoir ingurgité une petit déjeuner à 56$ pourliche compris dans un Ihop tout prêt du Stratosphère, l'arnaque mais le cataplasme quand même.
On file en direction du sud vers le barrage Hoover dont la route est en travaux et on va se traîner un bon moment derrière la circulation qui est assez lourde aujourd'hui. Ils construisent une autoroute qui va tracer tout droit dans la montagne à la place de la route actuelle, avec entre autre, la construction d'un pont au dessus de la partie du Colorado qui ressort du lac de retenue Mead
La chaleur à 9h du matin est déjà insupportable et nous frisons les 100°F, nous traversons un désert immense avant de parvenir après un voyage de presque 80 miles à Kingman, où nous embrayons sur la route 66 qui arrive de Los Angeles, il règne toujours une chaleur intense. Nous ne verrons rien de Kingman parce que mon GPS a eu la bonne idée de nous amener chez le dealer HD local en tirant au plus court (en fait c'est moi qui l'ai mal programmé), et quand on repart, on se retrouve à la sortie est de la ville, en suivant la route 66.
Nous effectuons un premier arrêt obligatoire dans la boutique d'un original, Robert Wildmire, dessinateur officiel de la route 66, cet endroit est en fait une vieille station service transformée en boutique de souvenirs perdue au milieu de nul part, annoncée 100 pieds avant par une espèce de caravane peinte aux couleurs de Hackberry, nous découvrons un bric à brac formidable pour un amateur de petits « cacas » comme moi, je suis raisonnable et me contente d'acheter quelques cartes postales de moto ainsi qu'un pin's de la route 66 que je n'avais pas trouvé chez Harley Davidson à Kingman.
Nous traversons la petite réserve des indiens Hualapaï et en profitons pour faire un arrêt déjeuner, après tout cela fait déjà 5h que nous sommes en route et la faim devrait commencer à se faire sentir, il vaut mieux assurer plutôt que de ne rien trouver sur cette route désertique. Désertique, finalement assez fréquentée car nous ne comptons plus le nombre de bikers que nous croisons venant de l'est, à croire que nous sommes les seuls à remonter vers Chicago.
Cette partie de la route 66 sera le plus grand tronçon que nous aurons emprunté de la journée car ça nous mène jusqu'à Seligman, qui ne se situe finalement qu'à 50 miles à peu près de Kingman, Seligman est la ville d'Angel Delgadillo qui a été l'instigateur du renouveau de cette route oubliée et qui entretient un musée de la route 66 dans son ancien commerce de barbier/coiffeur dont subsiste encore un fauteuil et tout son attirail.
Lui, je pense qu'il doit être décédé car sa photographie trône un peu partout dans son ancienne boutique transformée en piège à touriste.
C'est à nouveau la démesure à l'américaine, on ne sait pas faire les choses simplement, la déco est toujours très chargée et tous les commerces qui devaient fleurir à l'époque de l'activité de la route sont repris les uns après les autres par des gens venus d'ailleurs et attirés par l'afflux de touristes et ils sont transformés en boutiques de souvenirs, vendant bien entendu les mêmes, ces boutiques sont décorées avec une surcharge incroyable d'accessoires qui se veulent d'époque : on y trouve obligatoirement la carcasse plus ou moins en bon état d'une vieille voiture américaine qui est sensée avoir empruntée la route et s'être arrêtée là un jour par hasard, des mannequins en habit des '50 dans la rue pour faire croire que le temps s'est arrêté là, lui ,aussi par hasard, tout ça pour le bonheur des grands enfants que nous sommes, je partage complètement cet état d'esprit.
A la sortie de Seligman, je rate l'embranchement qui file sur une voie vers la droite car je distingue seulement au dernier moment que cela permet de rerpendre un tronçon d'une vingtaine de miles de la vieille route, finalement on se retrouve sur l'Interstate 40 qui va à partir de maintenant et jusqu'à notre destination jouer à cache-cache avec la route 66 car cette autoroute a été construite en partie sur des tronçons de la vieille route. Nous sortons de l'I40 à chaque fois qui'l est indiqué une possibilité de rouler sur la 66 mais parfois, sommes obligés de rebrousser chemin après avoir effectué 1 ou 2 miles, soit parce que le tronçon que nous empruntons repart vers l'ouest, soit parce qu'il se transforme en chemins de terre battue qui se termine en cul de sac au bord de l'interstate.
Cela fait malheureusement beaucoup de temps perdu, j'avais prévu que nous perdrions beaucoup de temps le premier jour sur la 66 et avait réservé un hôtel à Winslow pour éviter d'avoir à chercher quelque chose à partir de 16h30-17h car parfois c'est la grosse galère pour trouver quelque chose où dormir.
Le fait de s'être arrêté si souvent et de perdre un peu trop de temps a entraîné ma décision de ne plus faire d'arrêt jusqu'à destination et nous a fait rater l'arrêt presque obligatoire lui aussi dans la petite ville montagnarde de Williams, super mignonne avec son vieux centre ville à l'ancienne composé de bâtiments à 2 niveaux en briques rouges devant lesquels les autos sont garées en épi, tous les commerces sont bien entendu là aussi transformés en boutiques de souvenirs, cela va de soi. Williams est située sue boucle de 3/ 4 miles de la 66, échappée de la I40, 30 miles avant Flagstaff que nous traversons en espérant y trouver la même ambiance que finalement on ne retrouvera pas, cette ville étant devenue un ville moderne qui n'a conservé qu'une petite partie de la ville ancienne située devant la voie de chemin de fer qui la traverse d'ouest en est.
Cette voie du « Santa Fé » est en fait parallèle au tracé de la route 66 et à chaque fois qu'un train de marchandise traverse une des agglomérations de la route, il émet des coup de sirène hyper puissants, bonjour la tranquillité si jamais on avait eu l'idée de réserver notre hôtel à proximité (c'est un coup de chance, le Motel 6 que j'ai réservé par internet à Winslow est situé près de l'I40 qui fait une boucle au nord de la ville, le train, lui passant tout prêt du centre du village – je l'entend passer ce matin en klaxonnant comme un fou, il est 5h30 (hé oui, une fois de plus).
En parlant du « Santa Fé », sur ce tronçon de la 66 nous avons suivi et dépassé à plusieurs reprises 2 convois de marchandises dont le plus petit comportait 100 wagons et était tracté et poussé par pas moins de 8 locomotives, 4 devant et 4 derrière, comme le long d'ailleurs qui devait compter pas moins de 150 wagons et tractait plusieurs chars d'assaut de l'armée aux couleurs de la tempête du désert.
Nous arrivons finalement vers 18h30 à Winslow sans avoir eu le courage de parcourir les 30 miles aller, les mêmes au retour pour nous rendre plein sud à partir de l'I40 voir le météor crater, qui est un grand trou de plusieurs kilomètres de circonférence, et serait la conséquence de la chute d'une météorite il y a plusieurs milliers d'années. Tant pis, en plus ce lieu n'est pas compris dans notre pass annuel des grands parcs; finalement on s'est fait avoir en achetant ce pass qui valait quand même 80 dollars mais ça fera un souvenir.
Nous arrivons un peu fourbus à notre hôtel et y laissons nos bagages que nous avons réussi à maintenir à une taille raisonnable jusqu'à présent malgré nos divers achats chez Harley ou en ville à Vegas, compensés par la mise au rebut d'autres vêtements.
Retournons au centre de la petite ville qui ressemble en plus petit au centre de Williams pour y prendre une petite margarita à 4,50$ et revenons à l'hôtel prendre notre repas du soir composé d'une salade et d'un yaourt, achetés au super marché d'à côté, que c'est bon de faire dans le léger, on commence à saturer de la bouffe américaine super calorique.
Notre piaule ressemble à un appartement de bonne taille avec une grande pièce « principale » d'au moins 35m² transformée en chambre, une cuisine attenante, salle de bain séparée et 2 autres chambres d'une bonne taille pour 70$, on n'est pas trop mal installé après Las Vegas où notre chambre était plutôt modeste comparée à celle de nos amis du Caesar Palace qui était une chambre digne d'un palace.
Gros dodo, lever tôt et départ prévu vers 7h30 destination Albuquerque au Nouveau Mexique.
Nous sommes un peu inquiets pour la suite de notre voyage car nous devons traverser une zone de forte perturbations annoncées par les chaînes météo, avec parfois des tornades très violentes provoquant pas mal de dégâts, on devrait croiser ce climat dans 2 ou 3 jours, on verra bien
A plus

lundi 11 mai 2009

Page - Las Vegas et démarrage vers Winslow


c'est super, on s'arrête chez les indiens Hualalpaï dans un restaurant qui nous offre la connexion waiefaie so je peux enfin re-communiquer avec vous


9 Mai 2009 : Page – Las Vegas
départ dans les 8h00 après un petit déjeuner assez frugal (car compris dans le tarif de la chambre qui était la moins chère du parcours jusqu'à présent, à 54$ la nuit au Rodeway Inn de Page, on en a finalement toujours pour son argent). On décide de tracer tout droit jusqu'à Vegas sans s'arrêter à part les pleins et on arrive vers 12h30 dans la ville qui ne dort jamais. Le fait d'avoir voyagé tôt le matin nous permet de ne pas trop souffrir de la canicule qui sévit sur la vallée de Las Végas où nous arrivons quand le soleil est au zénith (il fait environ 95°F à 14h00)
Les paysages que nous traversons sur notre trajet de 288 miles sont à nouveau sublimes composés de vallées, de canyons, que nous empruntons pour passer d'une vallée à une autre en descendant régulièrement vers le Névada, on passe par Kanab en Arizona et traversons Hurricane et Washington City qui sont les villes frontières entre Arizona et Névada, et là l'environnement change du tout au tout, ce sont des villes riches qui contrastent avec la pauvreté des bourgades Navajo et Hopi que nous avons vues jusqu'à présent.
Nous traversons un désert aride qui nous mène vers LV, la ville apparaît peu à peu au plus on s'en approche et de très loin (à 20 miles de distance, on croit qu'il s'agit d'une énorme usine ou d'une centrale, on ne sait pas trop); on voit apparaître les tours énormes des hôtels-casinos qui constituent le strip, avenue parallèle à l'interstate.
Trouver notre hôtel est un jeu d'enfant tellement le « strip », l'avenue sur laquelle se trouvent tous les hôtels casinos, est visible de loin, tous ces hôtels rivalisant en décors et en hauteur, notre hôtel ayant la tour la plus haute de tous – le stratosphère – on tombe pile-poile dessus grâce à mes super talents de road-captain et à mon sens de l'orientation et sans l'aide du GPS que je n'avais pas pris le temps de programmer avec l'adresse exacte - sinon à quoi ça servirait d'être une légende ?
Entrer une fois dans un casino à Vegas, c'est prendre une grande claque dans la figure, c'est incroyable la taille de cet endroit infesté de machines à sous ou de tables à jouer et rempli de gens qui semblent hagards, les yeux rivés sur leur appareil. Des files de gens qui font la queue partout, J'en profite pour commencer une mauvaise queue en pensa nt pouvoir prendre ma chambre, je dois m'en aller au bout de 10mn pour en reprendre une autre tout aussi importante, c'est vraiment une usine à dépenser du pognon. Ca y est je suis détenteur de mes 2 cartes magnétiques pour entrer dans ma chambre située au 21ème étage d'une des 4 parties de l'hôtel qui comporte plus de 1000 chambres, j'ai également la possibilité avec une seconde carte magnétique de pouvoir commencer à dépenser dans toutes les machines un capital de 200$ qui ne m'est pas offert, juste avancé, et aussi, toujours avec la même carte, en payant 19,95$, manger toute une journée à volonté...ouahhh !
On ne fera pas, je rassure. On préfère conserver notre liberté d'action et prendre nos repas à l'extérieur de ces endroits de débauche où out est conçu pour vous attirer vers ces machines du diable et vous faire dépenser du fric.
Tout cette attente nous a permis de perdre environ 1h30 avant de pouvoir enfin, nous débarrasser de nos bagages et nous installer dans notre chambre.
On repart très vite pour faire la surprise de notre arrivée prématurée à nos amis qui sont sensés venir nous rejoindre au Stratosphère mais qui doivent récupérer leur Harley de location à la concession de LV sur le coup des 3PM, pas de pot on se trompe de concession, car rien qu'à LV il y a 6 ou 7 points de vente appartenant tous au même concessionnaire et nous nous sommes rendus au siège alors que la location se fait à partir d'un point de vente situé finalement assez près de notre hôtel et au Nord, pas au Sud où nous sommes allés.
En plus nous prenons le temps d'aller dans un « all you can eat » de spécialités chinoises (excellent et seulement pour 8,95$/pers) parce qu'on crève un peu la dalle, donc arrivés 3 heures, on doit vite reprendre les motos et filer à l'autre bout de la ville, on arrivera juste à temps pour retrouver Eric et Bruno avant qu'ils ne partent nous rejoindre à l'hôtel. A ce jeu là on a rien vu du strip encore. On décide quand même de partir en virée avec nos amis autour du lac Mead, la retenue d'eau provoquée par le barrage Hoover à 25 miles au sud de Vegas jusqu'en fin d'après-midi parce que c'est leur première sortie à l'extérieur du centre de LV depuis leur arrivée jeudi dernier et nous irons ensuite visiter le strip avec eux et ensuite leur hôtel, le Caesar Palace Hôtel, un de plus beaux sur le strip. Au menu, margaritas givrées à 1$ le verre au Casino Royal puis dîner au Harley Davidson Café et ensuite visite du Caesar Palace, il y règne une activité intense comme à Cannes un jours de festival, mais c'est tous les jours et partout sur le strip, il y a des starlettes partout, la mode étant au « ras de la touffe » ici, ça nous (les mecs, Pat n'est pas trop contente) permet de bénéficier d'un spectacle permanent avec du très beau et du très mauvais aussi – pas de complexe les américaines.
Et le jeu a consisté la veille pour nos potes un peu avinés de reluquer les petites culottes des demoiselles repartant elles aussi un peu éméchées de l'hôtel dans leurs taxis en y entrant en rampant c'est du propre.
Nous quittons Eric et Bruno vers minuit et demi pour leur laisser le temps de se reposer un peu avant d'entamer leur périple qui commence demain matin à 8h par la traversée de la vallée de la mort (on saura le lendemain soir qu'ils ont mis 10h pour rejoindre leur étape à Bishop en Californie, située à 420km de LV par une température supérieure à120°F, leur compteur étant bloqué à cette température maximum, il devait probablement faire encore plus). On les laisse sur le parvis de l'hôtel, là où attend un bataillon de jeunes filles très court vêtues.....
Retour chez nous pour une nuit de sommeil réparatrice mais courte puisque nous sommes levés vers 8h tous les 3 et partons vers 9h en quête d'un breakfast pas trop hors de prix que l'on trouvera près de la concession HD qu'on profite pour visiter un peu mieux que la veille. Oui d'accord, on en profite aussi pour réaliser quelques achats essentiels du genre des chemises pour remplacer mes vieux t-shirts que je jette au fur et à mesure qu'ils se salissent durant le trajet, nous en faisons de même avec nos vieux sous vêtements usagés que nous avons tous les 3 conservé exprès pour ce voyage, en nous en débarrassant, nous faisons de la place dans nos bagages très limités en espace, ça permet d'une part d'éliminer les « vieux clous », d'autre part de renouveler notre garde robe, c'est y pas intelligent ça ?
On va se traîner dans !e strip tout l'après-midi (parce qu'on a perdu 2 bonnes heures dans la file d'attente, puis à attendre notre petit-dej ce matin, ça nous a permis de sauter le repas de midi, c'était pas plus mal, vu mon état) en visitant successivement une bonnes dizaine d'hôtels casinos. J'en retire un sentiment de dégoût profond pour cette culture du superficiel, de « m'as tu vu » et du décor théâtral qui caractérise tout ce que nous voyons ici même si parfois il faut reconnaître que c'est « scotchant » ce que ces ricains arrivent à faire (par exemple le Paris ou le New York, vu de l'extérieur). Vus de l'intérieur, ils rivalisent d'espaces mais sont sommes toute assez identiques dans leur équipement de machines à dépenser des sous (c'est la véritable extension de machine à sous).
Je ne veux pas faire de mon cas une généralité et il suffit de voir le nombre de visiteurs qu'il y a en journée qui est multiplié par 10 le soir à se presser le long des trottoirs de la ville pour se rendre compte que ça plait à une grande masse, mais nous partageons tous les 3 ce sentiment.
C'est fourbus et écoeurés que nous rentrons à notre hôtel en soirée sans aller sur Fremont Street comme nous l'avions prévu, d'abord pour ça et aussi parce que nous sommes surtout complètement lessivés après cette journée marathon sous une température caniculaire insupportable pour nous petit ch'tis plus habitués à prendre de l'eau froide sur la tête - on n'est quand même pas trop pressés que ça recommence.
Demain, nous prenons la route du retour en direction de Chicago, cette étape sera moyenne mais quand même il faudra parcourir 300 miles environ, donc ne pas trop traîner à décoller, il faut donc que j'aille au dodo.
Je termine ces lignes vers minuit, ce n'est pas trop mon habitude, j'espère être en forme demain pour me lever de bonne heure. Mes compagnons de route dorment déjà profondément.

11 Mai 2009 : Las Vegas – Winslow (route 66)
Ben j'ai réussi à me réveiller à 5h50, je reprends les bonnes habitudes du road-captain (ceux qui me connaissent savent, n'est ce pas Yves...) Je ne suis pas mécontent de quitter cette usine qu'est notre hôtel où tout se monnaye même une connexion à l'internet sans fil (c'est pourquoi vous n'aviez pas de nouvelles depuis quelques jours), vous me direz c'est aussi ça l'amérique.
La démesure, elle s'affiche également – et surtout - à travers ce que les américians aiment le plus : les véhicules, ça passe ici par les choppers d'enfer, bien que nous n'en verrons pas énormément, car ce n'est pas encore la pleine saison des concentrations en amérique, surtout les voitures, on ne compte plus le nombre de limousine longue comme des autobus ou aussi les Ford Mustang flambant neuves ou autres Dodge Charger, les constructeurs ont réédité leurs meilleurs anciens modèles à la sauce hyper puissante actuelle, la consommation n'était pas encore devenue un problème majeur ici. On sent quand même que la crise commence à passer en amérique et qu'elle survole un tout petit peu ce havre de débauche car il arrive qu'on croise une smart ou encore une GPL. Le spectacle pour un amateur de belle mécaniques est permanent : ça va du Hummer H2 ou 3 gros Ford F650 transformé en limousine pour les besoins des hôtels, aux voitures super gonflées que leurs pilotes n'hésitent pas à faire patiner ou à affoler le moteur rien que pour se lancer à 35 ou 45 miles/heure (les vitesses limitées en ville) entre 2 feux du boulevard.
Il y a même un hôtel qui comporte en son sein un musée de l'automobile où il y a plus de 300 véhicules à voir.
Bon ça y est j'ai réussi à réveiller la smala il est 7h00, on devrait avoir les culs sur les motos vers les 9h quand on aura réussi à trouver un petit-déj accessible en prix à proximité de l'hôtel
Je vais couper pour réunir les bagages et les amener en plusieurs fois aux motos qui sont à pétahouch'nock.

vendredi 8 mai 2009

Monument Valley - Page











8 mai 2009
Départ quand tout le monde est prêt mais finalement assez tôt du fait que d'une part je me sois levé de très bonne heure et qu'ensuite Dom se soit levé également vers 6h00 du mat' pour ne pas louper le lever de soleil et Pat dans la foulée.
Dernier au revoir au site, nous quittons cet endroit plein d'amertume car nous avons tous passé un super moment ici et il est difficile de quitter ça.
Passons par Kayenta comme à l'aller, arrêt plein des motos et ensuite départ vers Page, nous nous arrêtons en cours de route un peu avant la bifurcation vers Page pour aller visiter le Navajo National Monument qui est en fait une ruine Anasasi planquée dans le fond d'un vieux canyon, cette ruine, très bien conservée, a été récupérée par les indiens Navajo après qu'ils aient investi le territoire après le départ des indiens Anasasis pour le territoire Hopi dans les années 1300, ça représente en fait toute l'histoire avec un grand H du peuple américain.
Arrivée vers 13h à Page, ville qui a été créée en 1957 lorsque le lac Powell a commencé à se constituer suite à la construction du barrage Hoover, assez peu intéressante et de plus le lac Powell n'est accessible qu'en bateau et à part une petite route de 7km qui le longe sur sa partie nord-ouest il est impossible d'un effectuer le tour par la route. On perd un peu de temps entre 3 cliniques différentes qui ne sont pas capables de procéder à un test sanguin « INR » me concernant du coup, on ira se promener au Horseshoe point, un point de vue qui nous permet de voir le Colorado au sud, après son filtrage par le barrage dans une boucle en forme de fer à cheval, il nous faudra marcher environ 800 mètres en dénivelé pour l'atteindre, une épreuve de force pour ma part mais qui en valait la peine. Retour à l'hôtel ensuite pour changement de fringues et dîner arrosé de Margarita dans le restaurant mexicain voisin de l'hôtel où la bouffe est excellente et...épicée, ça nous permet de nous coucher pas trop tard comme d'hab' et de mettre à jour le blog
Je vous embrasse, la suite peut-être à demain, nous partons à Las Vegas où nous devons rejoindre des potes dunkerquois autour de margaritas....ahahah !!







7 Mai 2009 - Grand Canyon Village – Monument Valley
Rien que d'écrire ce titre, ça fait rêver, non ?
Ce matin nous rencontrons sans nous faire reconnaître quelques français donneurs de leçons au petit déjeuner, « bikers » de surcroît : et ça y va de « nous les bikers », « les mecs en BM c'est tous des cons qui ne savent pas rouler en groupe », etc... ça parle fort, c'est simple on entend qu'eux et pourtant nous sommes nombreux dans la salle de déj du Best Western. Les pauvres, je les plains d'avoir ce genre de conversations alors que nous sommes dans un endroit si fabuleux...A ce moment là je préfère que les autres consommateurs ne sachent pas que nous sommes nous aussi des « frenchies ».De plus on est voisins de table, mais on n'est moins estampillés Harley Davidson qu'eux. Il n'y a vraiment que les français en voyage pour se croire aussi importants..;
A part cela, petit déj intéressant, on arrive à faire presque dans l'équilibre alimentaire, il y a même des fruits d'un goût onctueux, ça nous met en forme pour notre petite étape du jour qui ne comporte que moins de 150 miles.
On quitte avec beaucoup de difficultés ce site impressionnant qu'est le Grand Canyon, la chance de notre périple d'aujourd'hui c'est qu'on longe la rive sud de Grand Canyon Village jusqu'à sa pointe Est pendant au moins 50 miles. On ne se prive d'aucun arrêt point de vue jusqu'à la pointe extrême du parc à 15 miles du village, là où tout a commencé, puisque les premiers explorateurs ont découvert cet endroit fabuleux en venant de l'est et qu'ils ont, vers le milieu du 19ème siècle aménagé le site de façon à y attirer les touristes jusqu'à ce que la ligne de chemin de fer provenant de Flagstaff et montant plein Nord s'arrête à un endroit situé 15 miles plus à l'Ouest et provoque la création du village, laissant cet endroit comme une des étapes des visites d'aujourd'hui.
Plus on avance à l'Est, plus le canyon se resserre en donnant l'apparence de loin de sortes de craquelures dans la plaine. A partir de la sortie du parc et jusqu'au bout du canyon, chacun des petits parkings bordant les points de vues est occupé par des stands de bijoux et poteries Navajo, Pat en profite pour faire le plein de souvenirs, c'est d'ailleurs fait pour ça...
Il fait une chaleur à faire mourir un pauvre cardiaque (on frise les 100°F à 11h du matin), les mécaniques sont à la peine, d'autant que ça descend mais aussi ça monte pas mal, nous sommes constamment entre 5 et 6000 pieds (1500 à 2000 mètres). Chaque arrêt nous oblige à ôter casques, gants, blousons, à enfiler ma casquette toute neuve du grand canyon pour éviter ce qui m'est arrivé avant hier : de prendre un joli coup de soleil sur mon crâne presque rasé (le premier de sa vie), ça fait super mal.
On arrive à Kayenta vers 15h(?)dans l'après-midi, il faut dire qu'avec tous les arrêts pipi, caca, regarder mais j'achète pas, bouffe (mangeaille mexicaine au programme ce midi) on a vraiment pris notre temps et c'était super.
On est revenu dans la réserve Navajo - on y est en fait depuis le grand canyon, qui délimite la frontière Ouest de leur « Nation » comme ils l'écrivent sur les panneaux de signalisation – en ayant traversé rapidement la réserve Hopi (leurs ennemis ancestraux). Et on est revenu dans ce genre de paysage que j'adore composé de prairies parsemées de bosquets, enchevêtrés dans des espèces de gros blocs rocheux parfois tout ronds, parfois posés comme des châteaux au milieu de rien. Cette verdure laissent la place progressivement à un désert de sable jaune d'abord, puis rouge sang à mesure que l'on s'approche de la vallée des monuments. Au milieu de tout ça vivent les indiens Navajo dans des regroupements de bâtiments construits plus ou moins en dur et comportant un logement principal (souvent un bungalow ou un mobil-home) et d'un hogan en bois plus quelques autres dépendances autour desquelles s'entassent assez souvent un certain nombre de voitures cassées, et d'objets divers et variés, tout cela ne respire pas la richesse mais c'est leur façon de vivre de l'élevage et peut être pour les plus aisés de la vente de bijoux et d'objet d'artisanat aux touristes très nombreux qui traversent leur territoire.
Jusqu'à présent tous les contacts que nous avons eu avec les indiens navajo ont été cordiaux mais il s'agissait presque exclusivement de commerçants ou du personnel de service des hôtels et restaurants mais toujours nous avons eu affaire à des gens aimables. Le seul contact avec la population « locale » que j'ai pu avoir c'était dans une station service lorsqu'un indien m'a demandé un peu d'argent pour manger, sans être agressif.
Nous sommes dans la nation Navajo, ça veut dire qu'aucun blanc américain n'a d'activité commerciale ou officielle ici, les indiens Navajo contrôlent absolument tout jusqu'à la police dont les effectifs sont intégralement indiens natifs.
Je traîne, je traîne, mais ça y est on arrive après une vingtaine de miles – enfin - dans Monument Valley.
Le moment tant attendu de mon voyage (je dis mon mais je pense que Pat et Domi partagent également ce sentiment), au plus on avance sur cette route qui relie Kayenta à Bluff (on y était il y a 2 jours, mais plus à l'est) plus les mesas se font de plus en plus visibles, arrosées de soleil dans un ciel bleu sans aucun nuage, malheureusement légèrement terni par la brume de chaleur et aussi par un vent de sable presque permanent qui nous fait manger la poussière rouge de l'endroit et qui gâche un peu notre plaisir, on ne pourra de ce fait pas emprunter le chemin qui borde les 2 « mains »dans la vallée car, à moto, c'est mission impossible dans ce contexte, la poussière entrant partout dans les narines, les yeux, la bouche, c'est insupportable.
On bifurque à gauche quand l'entrée du parc se trouve sur notre droite pour emprunter la route qui mène au Goulding Lodge où nous avons loué un bungalow, mobil-home « à l'américaine » installé en dur qui comprend, outre 2 chambres séparées, un salon cuisine immense, 2 salles de bains, des toilettes séparées comportant également une douche (ce qui fait 3), un dressing, une salle d'eau où il y a machine à laver et sèche linge, bref la totale, et bien entendu une clim monstrueuse suffisante à gérer l'ensemble, le tout suffisamment pour y vivre à demeure sans y être à l'étroit (pour la modique somme de 226,9&$ comprenant les taxes).
Ce bungalow, en même temps qu'un vingtaine d'autres est situé à l'écart du bâtiment principal composant le Motel Goulding. Le Lodge occupe en fait tout un petit territoire au pied d'une mesa de part et d'autre de la route principale.
Le tout est composé d'un motel, d'un restaurant, d'un trading post qui est en fait une boutique de souvenirs pour touristes (j'y ai trouvé un magnifique couteau avec un manche en os et une belle chemise décorée à l'indienne), d'un théâtre où ils passent en boucle des films ayant pour décor le site, d'une station service et d'une supérette, enfin le bâtiment d'origine qui fut transformé en maison de brique comportant l'appartement des Goulding est transformé en un super musée à la gloire du far west et des acteurs qui ont peuplé le quotidien de Monument Valley depuis les années '30. Enfin, la John Wayne's Cabin où, je suppose logeait l'acteur lors de ses tournages.
Harry Goulding, le fondateur de l'endroit, décédé en 1981, s'était installé là tout jeune au début des années 1920, le site ne comportait à l'époque que 2 ou 3 tentes, vite remplacées par un bâtiment en rondins qui n'était qu'un trading post destiné aux indiens, M.Goulding, marié à une indienne Navajo était le seul blanc qui avait droit de cité sur place, le seul ayant eu droit de faire du commerce dans la vallée. C'est grâce à lui que l'endroit est devenu un lieu de tournage très prisé à Hollywood car au début des années '30, il était allé rendre visite à John Ford en amenant des photos de Monument Valley avec lui, le metteur en scène fut subjugué et amena très rapidement ses équipes de tournage sur le site, de là un certain nombre de films furent tournés jusque maintenant où ça continue encore.
Ce faisant, peut-être sans l'avoir évalué vraiment, il avait assuré sa fortune et celle des sa descendance.
On s'installe, on achète de quoi prendre un petit déjeuner et direction le site, où, il y a à peu près 1 an selon des québécois rencontrés sur place, un hôtel Navajo a été construit carrément sur le promontoire qui surplombe les 2 mesas en forme de mains droite et gauche (ces 2 monts qui représentent toujours le site) ça gâche un peu le paysage vu d'en bas mais en tout cas, c'est un vrai plaisir de siroter une boisson « non alcohol » à la terasse panoramique de l'endroit. Architecturalement parlant (si je peux me permettre) l'hôtel est vraiment laid, c'est un gros bloc de couleur ocre (pour tenter de se fondre) qui denote complètemnent dans cet environnement. Il est encore en extension à ce jour et géré par les indiens Navajo, comme il se doit, après tout piurquoi il n'y aurait que les Goulding à s'en mettre plein les poches car les prix sont équivalents voire plus chers (une chambre pour 2 est à 280$ la nuit).
On reste un long moment à profiter du paysage unique et à discuter avec ce médecin québécois et son épouse qui sont venus nous parler en voyant que nous étions en Harley. Ils sont eux mêmes venus de la côte ouest où ils ont loué une HD Electra Glide Ultra Classic comme c'est le cas tous les ans et venant de Sedona AZ se rendent en direction de Salt Lake City.
On repart ensuite chez Goulding pour y visiter la boutique de souvenirs et le musée et attendre tranquillement le coucher du soleil sur la vallée, c'est sublime (ouais je sais, mais j'ai pas d'autre mot dans mon vocabulaire, j'ai tout épuisé)
On dîne sur place, en même temps, il est difficile de faire autrement vu qu'il n'y a rien d'autre permettant de faire un autre choix.
Nous ne sommes pas déçus malgré les commentaires peu élogieux du Routard sur le restaurant Goulding. Personnellement je dîne d'une spécialité navajo, c'est une espèce de galette composée de céréales et d'un tas d'autres choses qui doit faire le volume de 5 ou 6 de nos crêpes accompagnée d'une potée constituée de boeuf, de pommes de terre, carottes, petit pois, et plein d 'autres légumes, le tout baignant dans une sauce un peu relevée, très bon. La serveuse apporte également un pot de miel et j'en conclue que c'est là pour accompagner et finir le reste de galette que je n'ai pas pu ingurgiter avec la potée, ça fait dessert en même temps si on préfère.
Coucher de soleil sur Monument Valley hier soir et lever de soleil sur Monument Valley ce matin (il est 4h50 au moment où je commence ces lignes et on est le 8 Mai) ça peut paraître rengaine mais c'est vraiment un spectacle qui valait la peine de se lever avant l'aube et de venir jusqu'ici - j'écris face à la fenêtre en regardant à l'horizon - il n'y a pas de mots, et je pense à mon copain Pierre qui ne s'en est pas encore remis et je le comprends bien à cet instant.
Ce matin toute l'équipe est contente car nous avons tout le temps de glander de prendre un bon bain dans la baignoire d'angle, se faire tout beaux et profiter encore du paysage avant de reprendre la route pour nous rendre à Page près du Lac Powell à 120 miles d'ici seulement

jeudi 7 mai 2009

Chinle - Grand Canyon Village
















6 Mai 2009
Putain de GPS, à cause de lui on a failli emprunter une route indienne non pavée pendant à peu près 200 miles, mais après re-programmation, on en fait 100 de plus que prévu et on s'est retrouvé sur la I40, ça ne vous dira peut-être pas grand chose mais pour un adepte, il s'agit de l'interstate qui recouvre par endroit la route 66 que nous empruntons donc jusqu'à Flagstaff – ouais, c'est vrai il y a pire dans la vie finalement.
Bref, une mâtinée assez calme ponctuée de petits canyons et de rivières asséchées, l'Arizona est moins intéressant en terme de variété de paysages que ne l'a été l'Utah pour la partie du territoire navajo que nous venons de traverser hier. Maintenant ça ressemble vraiment aux paysages des western de série B avec une prairie vallonnée ponctuée d'arbustes, voire de quelques arbres le tout beaucoup plus verts qu'hier. Après 70 miles plein sud, nous empruntons la I-40 direction ouest et nous arrêtons à la forêt pétrifiée que nous décidons finalement de visiter sur le retour puisque notre chemin devrait nous mener ici après l'arrêt à Las Vegas.
Le but est de nous rendre à la concession de Flagstaff afin de procéder aux entretiens des motos qui ont déjà comptabilisé plus de 2000 miles sans avoir eu encore leur première révision (qui doit se faire à 1000miles), nous avalons rapidement les 130 miles qui nous séparent delà et poireautons 3 petites heures pendant que ça se passe, on en profite pour déjeuner en face dans un restaurant qui a servi de scène dans le film « easy rider », restau où on vous apporte le steak cru et vous devez vous le griller tout seul, au moins ça évite les contestations sur la cuisson.
Le loueur prend en charge le coût de la révision, effectué chez Grand Canyon Harley Davidson, leurs tarifs pour une révision sur un gros modèle est de 285$ pour la révision des 1000 miles et ensuite tous les 5000, c'est 300$.
On parcoure les derniers 70 miles de la journée qui vont nous amener au site tant attendu, nous posons au Best Western, juste à l'entrée de Grand Canyon Village (super motel digne d'un 3 étoiles, le mieux qu'on ait eu jusqu'à présent) et nous rendons ensuite sur le site après un arrêt au Visitor Center là ce ne sont plus des petites mamies qui nous accueillent mais des rangers qui nous indiquent tout ce qu'il faut savoir en encaissant le prix de billet d'entrée qui est quand même de 25$ par véhicule si vous n'êtes pas doté d'un pass annuel comme nous.
Là, il n'y a pas de mots pour décrire l'endroit, déjà, contrairement aux endroits où nous sommes allés, il y a une foule compacte (ça commence déjà au visitor center) qui se presse partout pour être au meilleur endroit pour voir le mieux.
Heureusement, la nature est bien faite et où que vous soyez, il y a moyen d'en prendre plein les mirettes, là franchement on en a pour ses sous, je n'ai pas trouvé le superlatif adapté, mais je vous laisse lire n'importe quel guide ou bouquin sur le sujet, ben c'est ça qu'on ressent.
Je ne vais pas vous dire que pour ma part c'est cet endroit qui m'a le plus marqué ou touché car c'est beaucoup trop mercantile pour moi, mais la rançon de la gloire et de la beauté......j'ai préféré le pays navajo pour sa rudesse associée à la beauté de ces roches rouges disséminées partout et partie intégrante de leur environnement quotidien. Je ne crache pas dans la soupe, je suis quand même comme les centaines de touristes qui nous entourent ; simplement impressionné et subjugué par la beauté du paysage et des couleurs qui changent au fur et à mesure que le soleil se couche car nous assistons au coucher de soleil sur le grand canyon, et ça c'est vraiment du spectacle !!
On s'arrête au retour dans un steakhouse, ça faisait un moment qu'on en cherchait un pour goûter à la bonne viande américaine de la black Angus, et en plus on peut boire une bonne margarita (à 8$ pièce, je vous dis pas l'addition globale..).
Retour à l'hôtel vers....21h30, hé oui en arrivant à Flagstaff, sans nous en apercevoir, on s'est pris une heure de décalage horaire en plus, il y maintenant 9 heures avec la France. Flagstaff et située à plus de 7000 pieds, soit 2000 mètres d'alitutde, c'est également à cette hauteur que se trouve la rive sud du grand canyon, ça n'empêche pas les températures de l'après-midi de grimper à près de 100° farenheit soit environ 35° celsius. Ce matin au réveil la température affichée est seulement de 35° farenheit (3/ 4 de nos degrés).
Bon, maintenant que j'ai réveillé tout le monde, on va aller prendre notre petit déjeuner, compris dans le tarif cette fois.

mercredi 6 mai 2009







Regardez les gars, je fais de la pub pour la Sogé



Bizzz



5 Mai – 6h11 le matin
Une fois de plus nous nous sommes couchés vers 21h00 et la conséquence pour moi est un réveil à 5h40, ah les lèves tôt.....donc fin prêt à 6h00
Pas de margarita pour nos héros avant hier car impossible de dîner ailleurs que dans un de leurs restaurants qui ne sert pas d'alcool (no alcohol, c'est terrible d'entendre ça !) on a bien mangé quand même.
Couchés comme il se doit vers 21h en ayant regardé un petit bout de au milieu coule une rivière à la téloche, c'est super car je commence à tout bien comprendre du premier coup..
Lever difficile hier matin, il a plu toute la nuit et tout est détrempé, on a bien fait de laver les motos la veille au karcher au retour de notre ballade au Colorado National Monument.
Je mets la clé dans le cadenas du câble reliant nos 2 motos et elle casse net dedans, super!...on devait aller chez le concessionnaire HD du coin pour notre révision (ils sont même ouverts le lundi) du coup ça risque d'être un peu plus long. No problem un mec de l'hôtel nous arrange ça en 2 coups de cuillère à pôt avec un énorme coupe boulon. Et c'est reparti, la partie atelier du HD dealer ne fonctionne pas le lundi, super... on repartira en vérifiant plus souvent les niveaux d'huile, voilà tout..
Départ vers 9h sans les combines de pluie (on est des vrais aventuriers!) pas de souci au fur et à mesure que nous nous éloignons vers l'ouest, le temps se rétablit le soleil brille de plus en plus sur un paysage qui sans cesse se renouvelle, composé de blocs énormes de couleur ocre, voire parfois presque rouge sang, de toutes formes qui nous font penser à des statues, des vieux édifices qui auraient subi un tremblement de terre, c'est absolument génial et grandiose, et ça ne fait que commencer.
Hier nous n'avions que très peu de distance à parcourir (environ 180 miles) nous avons donc bien pris notre temps pour.... d'abord nous faire avoir avec le plein d'essence: on décolle de la concession avec 100 miles au compteur journalier, donc pas de problème je décide de refaire le plein dans une trentaine de miles et laisse en toute inconscience la dernière station service de Grand Junction sans me retourner. Je vous dis pas comme je n'ai jamais été aussi content de voir une station Schell comme celle qui est apparue au détour d'une grande courbe (la seule?) des 80 miles parcourus sur la I-70 à petite vitesse, du coup pour économiser. On y est finalement arrivé sans tomber en réserve.
Donc plein et vidange des vessies effectués, nous sortons de la highway qu'on a assez vu pour emprunter la route 191 qui mène à Moab.
Avant Moab, nous empruntons la route en cul de sac qui monte à Canyon Land National Park : à 5000 pieds d'altitude on a plusieurs points de vues sur les canyons qui ont été creusés en quelques millions d'années par les rivières Colorado et Green River qui se rejoignent précisément là. Est ce qu'il est utile de dire qu'on en prend plein les yeux ? Je ne pense pas car ça monte vraiment crescendo dans le super et les qualitatifs vont très bientôt me manquer pour essayer de vous faire partager ce qu'on ressent tous les 3.
Sur le cul, abasourdis, bluffés, c'est trop faible, j'arrête
On se rend compte à cet instant qu'on a une chance inouïe d'être là - même plus peur de la grippe porcine (dont on entend plus parler d'ailleurs dans le coin...)
Après avoir traîné un bon moment dans ce park, et y avoir croisé un petit groupe de bikers allemands venus là avec leurs harleys, on file direction Moab pour s'ingurgiter un bon steak de boeuf noir comme en a vu tout plein au bord de la highway en venant du Nebraska, génial !
Patricia a le droit de nous entraîner dans tous les magasins de main street où on retrouve systématiquement tous les gadgets à touriste ; genre bijoux, mocassins, objets d'art divers indiens et articles de sport pour les ceux-ces qui viennent là pour s'éclater à l'escalade ou la marche tout bêtement. Ici c'est vraiment le pays de l'éclate totale, on n'arrête pas de croiser des espèces de 4x4 comme seuls les ricaisn savent en fabriquer avec des roues énormes, hyper allégés pour aller s'éclater dans les paysages magnifiques qui entourent Moab de partout. Autant l'amérique est un pays de règles drastiques imposées notamment dans tous les parcs où nous nous rendons mais aussi partout dans les villes les restaurants, etc; autant on a l'impression que les américains ont le droit de faire ce qu'ils veulent, c'est visible pour nous les européens au travers de leur comportement vis à vis de l'environnement mais ici c'est flagrant, ils vont partout (hors des parcs bien sûr) avec leurs engins : ce sont des gros 4X4 mais aussi des quads énôôrmes, des buggies, toutes sortes de véhicules à 2, 3, 4 roues voire plus encore. C'est génial quand on pense comment ce genre de sport est limité chez nous.
Une visite à Arches National Park s'impose avant de nous rendre à Monticello, ville étape de la journée. En fait d'arches il y en a énormément « en construction » mais assez peu à maturité, on se sera rendu à delicate arche, visite qui nécessite une petite ascension de 1 mile, j'ai trop mangé et j'arrive en haut tout essoufflé mais ça en valait la peine : une arche naturelle en pierre trône sur un plateau rocheux toute seule comme posée par une énorme grue là comme ça pour le plaisir des promeneurs.
Arrivée à l'hôtel Rodeway Inn de Monticello vers 20h et dodo sans manger les calorie absorbées dans notre journée étaient bien suffisantes pour que nous passions une bonne nuit.
Départ ce matin direction Chinle près du parc du canyon du Chelly.
5 Mai 17 ou 18h, on ne sait plus trop bien car arrivés en plein pays Navajo, l'heure du Nebraska est pratiquée ici ou pas (?)
Je ne me suis pas étendu sur le parc d'Arches mais il faut quand même dire que notre ballade à moto à travers ce parc en soirée a été plus qu'agréable avec ces énormes monolithes en pierre rouge qui semblent construits par l'homme tellement parfois ils sont réguliers et comme posés sur des pierres qui joignent parfaitement bien sur toute leur base, c'est assez surprenant.
En matière d'arches naturelles, comme je le disais, il n'y en pas énormément et au final on en verra également quelques unes hors du parc le long de notre route qui nous ménera en territoire navajo.
Ce matin on est partis aux aurores et nous nous sommes arrêtés au visitor centor de Blanding, petite ville située à une trentaine de miles de Monticello qui fut aux temps anciens des Anasassi une bourgade indienne et où il reste une ruine entourée d'un musée où l'on exhibe également les restes de plusieurs dinosaures découverts sur le site de Blanding.
La vieille dame qui gère le centre nous offre 3 sachets cadeaux composés de barres de céréales, biscuits, médicaments et vitamines, c'est sympa;
Tous les visitors centors que nous avons visités jusqu'à présent sont tenus pas des vieilles dames qui ont largement dépassé l'âge de la retraite mais qui se consacrent à cette activité avec beaucoup d'allant et de gentillesse et je suppose pour arrondir leur petite retraite.
La gentille petite dame nous conseille de nous rendre à Bluff en passant par la vallée des dieux, ce qui occasionne un détour de plus de 80 miles mais ça vaut le détour, on va encore s'en prendre plein les yeux, qu'est ce que c'est ennuyeux !!
Après avoir parcouru environ 50 miles sur une route assez peu originale et absolument déserte mais quand même bordée de petits canyons sauvages et certainement bien plus sympathique que l'A25 qui relie Bergues à Lille. Donc après ce petit détour, on arrive sur une zone en travaux, manque de pôt la descente est entièrement en réfection et la route se retrouve complètement gravillonnée jusqu'en bas.
Ca nous vaut quelques petites frayeurs mais on arrive en bas de cette falaise d'environ 210 mètres de hauteur et qui tombe à pic sur une vallée qui ressemble à monument valley (mais ce n'est pas encore là), c'est absolument superbe, on poursuit dans cette plaine et on vire à gauche en direction de Bluff pour longer la vallée des dieux composée d'une multitude de mesas et de canyons imbriqués les uns dans les autres, arrêt photos obligatoire bien entendu...
On poursuit sur la 191 qu'on avait abandonnée ce matin et qui nous emmène maintenant vers Chinle.
Ce qui est surprenant, c'est que régulièrement le paysage change de physionomie passant de gros blocs de roches du type mesa du monument valley à des espèces de dunes fossilisées, pour revenir ensuite sur des rocs tout ronds ou des pics abandonnés au milieu de rien....les couleurs de la roche et de la terre changes également très souvent au détour d'un virage ou d'une butte et peuvent passer du vert pastel à la couleur sable, comme au blanc, au rouge sang et également au rose.
On entre dans le territoire Navajo au moment du déjeuner lorsque l'on s'arrête dans une station isolée du monde à 30 miles du premier patelin (et encore il faut oser l'appeler comme ça)
On déjeune de spécialités locales, relevées comme la cuisine mexicaine et c'est super bon, en plus ça a l'avantage de se manger toute l'après-midi, ça évite d'avoir faim trop vite.
On reprend la route en logeant d'immenses zones désertiques complètement enfermées par des clôtures partout où porte le regard, clôtures sensées protéger le bétail qui est assez peu nombreux à la différence du Colorado voisin. Quand on en voit, il est rarement bien portant, il est vrai qu'à part quelques touffes disséminées ça et là, il y a peu à brouter dans ces plaines arides.
Ces clôtures sont, à mon avis, aussi une façon pour les Navajos de se protéger des envahisseurs blancs que nous sommes. Impossible de pénétrer dans leur territoire et de s'éloigner de plus de 3-4 mètres de la route sur laquelle nous circulons, c'est nous qui sommes enfermés sur ces voies de circulation. Et c'est encore la vérité dans Chinle (le plus grand bourg traversée jusqu'à présent) où tout est clôturé à part le centre du village, c'est le cas encore plus flagrant dans les espèces de bourgades que nous traversons, en fait la route passe à travers un complexe de maison situées de part et d'autre, cette route est doublée des 2 côtés par une route parallèle située à l'intérieur des enclos. C'est déroutant, seule les éventuelles stations services nous sont accessibles.
Et eux, ils vivent dans un des plus beaux paysage que j'ai pu voir jusqu'à présent (je vais arrêter les superlatifs mais c'est vraiment génial là où ils sont)
Par contre, ils sont pauvres à faire peur ; toutes leurs habitations sont en état de délabrement plus ou moins avancé, on voit parfois des villages composés de nouveaux bungalows de bois mais c'est assez rare et le plus souvent il s'agit de mobil-homes anciens cernés par des montagnes de foutoirs dont leurs vieilles voitures abandonnées au profit des plus récentes, mais là dessus ils n'ont rien à envier aux autres américains car il s'agit du sport national de conserver leur série de voitures à travers les époques devant chez soi.
Nous traversons là aussi des superbes paysage de cartes postales et arrivons à Chinle tôt dans l'après-midi vers 14h, déposons rapidement les bagages au Best Western de Chinle (il n'y que 3 ou 4 hôtels ici) le plus cher que nous ayons eu jusqu'à présent (la chambre m'est facturée 148$ (en partant du tarif de base de 109$ le reste ce sont des taxes pratiquées par l'état Navajo (qui est pauvre?) et c'est pour tout pareil sauf la bouffe comme partout aux US.
Allégés de nos bagages, nous nous rendons au canyon du Chelly, le but de notre venue à Chinle, parce que sinon, il ne vaut mieux pas y venir parce qu'il n'y a rien à faire ici ni à voir.
Absolument beau mais ça devient lassant de le dire, complètement habité par le peuple navajo qui vit sur ses bords et entraîne les touristes via des tours en jeep à 300$ dans le fond du canyon pour mieux y voir le spider rock ou la ruine de la maison blanche.
Retour à l'hôtel (qui ne sert pas de petit déj – à ce prix là, ben voyons..) et dîner dans le restaurant voisin (le seul) non alcoholic, ben voyons encore, donc pas de margarita tonight
Il faudra attendre demain avec un peu de chance
la suite au prochain..........
Désolé c'est du "réchauffé" mais à Chinle il y avait des problèmes de connexion au net... A plus

mardi 5 mai 2009











5 Mai – 6h11 le matin
Une fois de plus nous nous sommes couchés vers 21h00 et la conséquence pour moi est un réveil à 5h40, ah les lèves tôt.....donc fin prêt à 6h00
Pas de margarita pour nos héros avant hier car impossible de dîner ailleurs que dans un de leurs restaurants qui ne sert pas d'alcool (no alcohol, c'est terrible d'entendre ça !) on a bien mangé quand même.
Couchés comme il se doit vers 21h en ayant regardé un petit bout de au milieu coule une rivière à la téloche, c'est super car je commence à tout bien comprendre du premier coup..
Lever difficile hier matin, il a plu toute la nuit et tout est détrempé, on a bien fait de laver les motos la veille au karcher au retour de notre ballade au Colorado National Monument.
Je mets la clé dans le cadenas du câble reliant nos 2 motos et elle casse net dedans, super!...on devait aller chez le concessionnaire HD du coin pour notre révision (ils sont même ouverts le lundi) du coup ça risque d'être un peu plus long. No problem un mec de l'hôtel nous arrange ça en 2 coups de cuillère à pôt avec un énorme coupe boulon. Et c'est reparti, la partie atelier du HD dealer ne fonctionne pas le lundi, super... on repartira en vérifiant plus souvent les niveaux d'huile, voilà tout..
Départ vers 9h sans les combines de pluie (on est des vrais aventuriers!) pas de souci au fur et à mesure que nous nous éloignons vers l'ouest, le temps se rétablit le soleil brille de plus en plus sur un paysage qui sans cesse se renouvelle, composé de blocs énormes de couleur ocre, voire parfois presque rouge sang, de toutes formes qui nous font penser à des statues, des vieux édifices qui auraient subi un tremblement de terre, c'est absolument génial et grandiose, et ça ne fait que commencer.
Hier nous n'avions que très peu de distance à parcourir (environ 180 miles) nous avons donc bien pris notre temps pour.... d'abord nous faire avoir avec le plein d'essence: on décolle de la concession avec 100 miles au compteur journalier, donc pas de problème je décide de refaire le plein dans une trentaine de miles et laisse en toute inconscience la dernière station service de Grand Junction sans me retourner. Je vous dis pas comme je n'ai jamais été aussi content de voir une station Schell comme celle qui est apparue au détour d'une grande courbe (la seule?) des 80 miles parcourus sur la I-70 à petite vitesse, du coup pour économiser. On y est finalement arrivé sans tomber en réserve.
Donc plein et vidange des vessies effectués, nous sortons de la highway qu'on a assez vu pour emprunter la route 191 qui mène à Moab.
Avant Moab, nous empruntons la route en cul de sac qui monte à Canyon Land National Park : à 5000 pieds d'altitude on a plusieurs points de vues sur les canyons qui ont été creusés en quelques millions d'années par les rivières Colorado et Green River qui se rejoignent précisément là. Est ce qu'il est utile de dire qu'on en prend plein les yeux ? Je ne pense pas car ça monte vraiment crescendo dans le super et les qualitatifs vont très bientôt me manquer pour essayer de vous faire partager ce qu'on ressent tous les 3.
Sur le cul, abasourdis, bluffés, c'est trop faible, j'arrête
On se rend compte à cet instant qu'on a une chance inouïe d'être là - même plus peur de la grippe porcine (dont on entend plus parler d'ailleurs dans le coin...)
Après avoir traîné un bon moment dans ce park, et y avoir croisé un petit groupe de bikers allemands venus là avec leurs harleys, on file direction Moab pour s'ingurgiter un bon steak de boeuf noir comme en a vu tout plein au bord de la highway en venant du Nebraska, génial !
Patricia a le droit de nous entraîner dans tous les magasins de main street où on retrouve systématiquement tous les gadgets à touriste ; genre bijoux, mocassins, objets d'art divers indiens et articles de sport pour les ceux-ces qui viennent là pour s'éclater à l'escalade ou la marche tout bêtement. Ici c'est vraiment le pays de l'éclate totale, on n'arrête pas de croiser des espèces de 4x4 comme seuls les ricaisn savent en fabriquer avec des roues énormes, hyper allégés pour aller s'éclater dans les paysages magnifiques qui entourent Moab de partout. Autant l'amérique est un pays de règles drastiques imposées notamment dans tous les parcs où nous nous rendons mais aussi partout dans les villes les restaurants, etc; autant on a l'impression que les américains ont le droit de faire ce qu'ils veulent, c'est visible pour nous les européens au travers de leur comportement vis à vis de l'environnement mais ici c'est flagrant, ils vont partout (hors des parcs bien sûr) avec leurs engins : ce sont des gros 4X4 mais aussi des quads énôôrmes, des buggies, toutes sortes de véhicules à 2, 3, 4 roues voire plus encore. C'est génial quand on pense comment ce genre de sport est limité chez nous.
Une visite à Arches National Park s'impose avant de nous rendre à Monticello, ville étape de la journée. En fait d'arches il y en a énormément « en construction » mais assez peu à maturité, on se sera rendu à delicate arche, visite qui nécessite une petite ascension de 1 mile, j'ai trop mangé et j'arrive en haut tout essoufflé mais ça en valait la peine : une arche naturelle en pierre trône sur un plateau rocheux toute seule comme posée par une énorme grue là comme ça pour le plaisir des promeneurs.
Arrivée à l'hôtel Rodeway Inn de Monticello vers 20h et dodo sans manger les calorie absorbées dans notre journée étaient bien suffisantes pour que nous passions une bonne nuit.
Départ ce matin direction Chinle près du parc du canyon du Chelly.



dimanche 3 mai 2009

3 Mai 2009
Oui, hier soir au Maverick on s'est tapé chacun 2 margaritas (à 0,99$ pièce, c'est moins cher que la flotte ici et ça saoule mieux) et quand je dis 2 il ne s'agissait pas de verres comme on peut les imaginer en France mais chacun 2 brocs de margarita.
Après ça, malgré le fait qu'on se soit fait un super petit déjeuner le matin et qu'en plus vers 13h00, on se soit offert également un petit hamburger de derrière les fagots; et contrairement à ce qu'on avait pourtant décidé avant le départ, on s'est goûté un petit steack « sirloin » accompagné de mashpotatoes tout ce qu'il y a de calorique, super j'ai dû prendre au moins un kilo rien que sur la journée d'hier.
Nous sommes arrivés à 15h00 à Grand Junction, petite ville sur le fleuve Colorado à environ 70 miles de la frontière avec l'Utah, on a parcouru jusqu'à présent 1349 miles depuis Chicago.
Nous sommes partis ce matin assez tôt car le décalage horaire nous empèche encore un peu de traîner le soir (rappelez vous que quand il est 21h00 ici, il est 5h00 du matin en France) ce qui fait qu'on se lève depuis 2 jours à 5h45 le matin (il est déjà 13h45 à Lille).
Départ de bonne heure, donc, après un petit déjeuner un peu plus frugal que la veille, vers 7h45 nous partons direction plein ouest comme les pionniers du farwest. Incroyable le paysage est tout désertique avec une highway qui trace tout droit au travers de rien : pas un arbre pas une mobilette comme disait Coluche, quelques vaches entièrement noires, et quand je dis quelques, je devrais dire des milliers quand on les voit, disséminées partout dans la prairie déséchée.
En parlant de sécheresse, hé bien non, pas pour nous, on se tape une bonne drache bien comme chez nous, une de plus, tout de suite ça descend bien en température et on supporte nos petites laines (je me suis acheté un petit polos col roulé rouge à 3 dollars à Wall-mart hier qui me va comme à un des frères Jacques (de toute beauté, je vous montrerais au retour) en tout cas il me tient chaud et ce n'est pas fini....
Passés la plaine qui s'étire infiniment jusqu'à Denver, on grimpe rapidement dans les montagnes rocheuses et l'autoroute nous amène une première fois à plus de 11000 pieds, ce qui fait quand même 3300 mètres, autant vous dire qu'à cette altitude il reste encore de la neige en grosse quantité sur les flancs de la montagne mais aussi au bord de la route, dans les parkings, sur certains véhicules qui restent abandonnés sur les bas côtés. Au sortir du tunnel qui nous fait passer le premier col « loveland pass », une annonce nous prévient que la route est verglacée, bonjour la grosse pétoche pour amorcer une petite descente d'environ 500 mètres, arrêt dans une station pour vidage de vessie tellement on a eu peur et froid (il faisait à mon compteur environ 25° farenheit ce qui doit donner du moins 4°C) on s'achète une petite paire de sous gants en coton chaud afin d'amorcer la remontée et le franchissement de la vail pass qui culmine à 10662 pieds – me demandez pas comment j'ai retneu le chiffre, c'est comme ça – soit quand même plus de 3000 de nos mètres. On redescend ensuite très doucement en voyant les températures remonter vers notre petit 50 habituel environ 8 à 10 degrés celsius.
Tout ça s'est passé entre 9h00 et 11h00 du matin et quand nous arrivons dans la vallée où se trouve Grand Junction, la température affiche un beau 60°F et nous piuvons enfin retirer les combines de pluie qui nous ont accompagné pendant presque tous les premiers jours de ce voyage, ainsi qu'une première couche de t-shirts, les cache nez et les sous gants – les gens qui nous doublent en voiture (qui sont en t-shirt et en short pour la majorité) doivent nous prendre pour des dingues...
Enfin, on est là au milieu d'un paysage sublime composé de mesas de pierres rouges qui bordent le colorado dans toutes sa longueur.
Cet après-midi nous sommes allés visiter le Colorado National Monument, c'est une espèce de château rocheux façonné par l'écoulement des eaux, qui s'étire sur une dizaine de miles au sud de Grand Junction. C'est splendide et ça laisse baba et rèveur sur ce qui nous attend plus tard dans le voyage. On en profite pour acheter notre pass annuel des parcs qui vaut 80$ et qui permet à un véhicule (auto ou moto) et tous ses occupants d'entrer autant de fois qu'ils le souhaitent dans tous les parcs nationaux.
Accessoirement, notre hôtel est super, le Ramada Inn, c'est le mieux pour l'instant, ça n'apporte pas grand chose à la lecture de mes commentaires mais j'avais envie de le dire (il faut compter environ 9à dollars la chambre à chaque fois, c'est quand même pas donné cette affaire)....
Ce soir, on se tape encore une bonne margarita (ou 2) à la santé des lecteurs.
La suite au prochain numéro....
3 Mai 2009
Oui, hier soir au Maverick on s'est tapé chacun 2 margaritas (à 0,99$ pièce, c'est moins cher que la flotte ici et ça saoule mieux) et quand je dis 2 il ne s'agissait pas de verres comme on peut les imaginer en France mais chacun 2 brocs de margarita.
Après ça, malgré le fait qu'on se soit fait un super petit déjeuner le matin et qu'en plus vers 13h00, on se soit offert également un petit hamburger de derrière les fagots; et contrairement à ce qu'on avait pourtant décidé avant le départ, on s'est goûté un petit steack « sirloin » accompagné de mashpotatoes tout ce qu'il y a de calorique, super j'ai dû prendre au moins un kilo rien que sur la journée d'hier.
Nous sommes arrivés à 15h00 à Grand Junction, petite ville sur le fleuve Colorado à environ 70 miles de la frontière avec l'Utah, on a parcouru jusqu'à présent 1349 miles depuis Chicago.
Nous sommes partis ce matin assez tôt car le décalage horaire nous empèche encore un peu de traîner le soir (rappelez vous que quand il est 21h00 ici, il est 5h00 du matin en France) ce qui fait qu'on se lève depuis 2 jours à 5h45 le matin (il est déjà 13h45 à Lille).
Départ de bonne heure, donc, après un petit déjeuner un peu plus frugal que la veille, vers 7h45 nous partons direction plein ouest comme les pionniers du farwest. Incroyable le paysage est tout désertique avec une highway qui trace tout droit au travers de rien : pas un arbre pas une mobilette comme disait Coluche, quelques vaches entièrement noires, et quand je dis quelques, je devrais dire des milliers quand on les voit, disséminées partout dans la prairie déséchée.
En parlant de sécheresse, hé bien non, pas pour nous, on se tape une bonne drache bien comme chez nous, une de plus, tout de suite ça descend bien en température et on supporte nos petites laines (je me suis acheté un petit polos col roulé rouge à 3 dollars à Wall-mart hier qui me va comme à un des frères Jacques (de toute beauté, je vous montrerais au retour) en tout cas il me tient chaud et ce n'est pas fini....
Passés la plaine qui s'étire infiniment jusqu'à Denver, on grimpe rapidement dans les montagnes rocheuses et l'autoroute nous amène une première fois à plus de 11000 pieds, ce qui fait quand même 3300 mètres, autant vous dire qu'à cette altitude il reste encore de la neige en grosse quantité sur les flancs de la montagne mais aussi au bord de la route, dans les parkings, sur certains véhicules qui restent abandonnés sur les bas côtés. Au sortir du tunnel qui nous fait passer le premier col « loveland pass », une annonce nous prévient que la route est verglacée, bonjour la grosse pétoche pour amorcer une petite descente d'environ 500 mètres, arrêt dans une station pour vidage de vessie tellement on a eu peur et froid (il faisait à mon compteur environ 25° farenheit ce qui doit donner du moins 4°C) on s'achète une petite paire de sous gants en coton chaud afin d'amorcer la remontée et le franchissement de la vail pass qui culmine à 10662 pieds – me demandez pas comment j'ai retneu le chiffre, c'est comme ça – soit quand même plus de 3000 de nos mètres. On redescend ensuite très doucement en voyant les températures remonter vers notre petit 50 habituel environ 8 à 10 degrés celsius.
Tout ça s'est passé entre 9h00 et 11h00 du matin et quand nous arrivons dans la vallée où se trouve Grand Junction, la température affiche un beau 60°F et nous piuvons enfin retirer les combines de pluie qui nous ont accompagné pendant presque tous les premiers jours de ce voyage, ainsi qu'une première couche de t-shirts, les cache nez et les sous gants – les gens qui nous doublent en voiture (qui sont en t-shirt et en short pour la majorité) doivent nous prendre pour des dingues...
Enfin, on est là au milieu d'un paysage sublime composé de mesas de pierres rouges qui bordent le colorado dans toutes sa longueur.
Cet après-midi nous sommes allés visiter le Colorado National Monument, c'est une espèce de château rocheux façonné par l'écoulement des eaux, qui s'étire sur une dizaine de miles au sud de Grand Junction. C'est splendide et ça laisse baba et rèveur sur ce qui nous attend plus tard dans le voyage. On en profite pour acheter notre pass annuel des parcs qui vaut 80$ et qui permet à un véhicule (auto ou moto) et tous ses occupants d'entrer autant de fois qu'ils le souhaitent dans tous les parcs nationaux.
Accessoirement, notre hôtel est super, le Ramada Inn, c'est le mieux pour l'instant, ça n'apporte pas grand chose à la lecture de mes commentaires mais j'avais envie de le dire (il faut compter environ 9à dollars la chambre à chaque fois, c'est quand même pas donné cette affaire)....
Ce soir, on se tape encore une bonne margarita (ou 2) à la santé des lecteurs.
La suite au prochain numéro....

samedi 2 mai 2009











Les 2 premiers jours

ça y est, après 9h30 + 1h00 d'avion en vol international et interieur on est arrivés à Chicago, je passe sur la galère de pas trouver la bonne navette pour l'hôtel, ce qui nous a valu de nous faire arnaquer par un taximan syrien parlant français couramment et qui nous a généreusement fait payer 1,5 la course pour faire 10km (30$) ça commençait bien.
En plus l'hôtel Days Inn est situé dans une zone en banlieue de Chicago, bonjour le coupe gorge pour aller dîner à 2 blocs de là, c'est plein de mexicains, mon dieu j'ai peur d'attraper la grippe...
Nuit calme même pas dérangés par les avions qui ne font que de passer en rasemote au dessus de nos têtes.
Le lendemain, taxi pour aller chez Eaglerider, le loueur, moi qui pensait qu'il suffirait de passer quelques blocs à pied pour nous y rendre, la course coûte autant qu'hier soir mais on s'est tapé au moins 18 bornes pour y aller. tout est démesuré.....
Super accueil de la part de toute l'équipe des loueurs ce sont tous des bikers sympas, une autre équipe est arrivée presqu'en même temps que nous et ils partent direct pour la roue 66 avec camion assistance et ras la tête de bagages.
On a pris livraison de nos 2 Harley Davidson Electra Glide Classic noires toutes neuves, elles ont 1 mile au compteur chacune. Ce modèle n'existe pas chez nous, c'est comme une standard mais équipée d'un top case, pas de protections de jambes comme sur l'ultra classic mais son moteur est chromé. Elles sont belles quand même et surtout elles nous offrent la liberté de mouvement qui nous manquait depuis notre arrivée à l'aéroport.
On décolle vers 11h00 locales (ça fait 18h00 à Lille) avec une compagne qu'on aime beaucoup, nous les nordistes, la flotte, un peu après être partis et avoir quitté la banlieue de Chicago.
Pas super l'environnement en Illinois, pas grand chose à dire non plus de cette première journée de route, on arrive le soir à Councils Bluffs (près de Omaha) en Iowa après avoir tartiné toute la journée sur l'I88 en majorité pendant 480 miles, ce qui fait environ 800 km. Autant dire qu'on est fourbus, on arrive vers 20h00 locales (3h00 du mat chez vous, je peux vous dire que pour des gens qui se couchent tôt, on est servis Pat et moi, je dors debout...)
Jusque là, tous les 3 on se demande si la poisse n'a pas décidé de nous gâcher notre voyage, les hôtels sont pleins, ce qui nous oblige à prendre une chambre dans un Super seven dans un quartier pourrave de Councils Bluff et de prendre notre repas du soir dans une espèce de grande surface glauque de banlieue.
Bonne nuit quand même dans une chambre qui sent la clope à mourir, c'est atroce, pourvu que ça ne dure pas.
Départ le lendemain vers 7h00, ben ouais on se couche tôt - façon de parler - donc on est debout aux aurores. un petit déj chez Dennys qui rattrape la bouffe de merde d'hier midi comme soir. En plus il fait plein soleil malgré les 45 petits degrés farenheit (environ 7°C de chez vous). On se dit que la chance est revenue, ben non, la pluie s'invite après le déjeuner (dans un "diner" tout chromé comme dans les films, près de fort cody.
De la pluie on en aura de plus en plus prendant qu'on s'éloigne vers l'ouest en traversant le nébraska, territoire d'élevage de bovins, il y en a partout par centaines, c'est énorme.
On suit un camion de l'indiana pendant 130 miles qui nous a doublé au moment où on reprenait l'highway après un plein d'essence. ils nous a doublé à plus de 85 miles par heure et a été rejoint par un congénére de la même compagnie. En le suivant on s'assure une moyenne horaire sympa avec la sécurité de ne pas se faire piquer par le shériff local.
On aura parcouru près de 460 miles aujourd'hui et on arrive vers... 16h30 parce qu'on a passé un fuseau horaire, il ya donc maintenant 8 heures de décalage horaire avec la france.
L'hôtel Rodeway Inn est nettement plus sympa qu'hier pour le même tarif ce qui ne gache rien, l'accueil est sympa et il y a steack house juste à côté, on va enfin bien manger ce soir et peut-être boire notre première margarita à l'apéro.
Voilà pour aujourd'hui, on est un peu fatigués, on est arrivé à Fort Morgan, Colorado et on est biens. C'est impressionnant de passer la frontière de cet état et, après aviir traversé le Nebraska, se retrouver dans un monde complètement différent, ici c'est le désert, la prairie brûlée partout où peut se porter le regard, jamais contrarié par aucun clocher ou chateau d'eau, il n'y a rien sur des miles et des miles, on fait bien de s'arrêter à la première sortie où il est indiqué une station d'essence, celle-ci nous donne la tendance : isolée, elle fait station et café en même temps, le sol est en terre battue, seules 2 pompes sur 8 fonctionnent à l'air libre sans auvent et ne distribuent que du 87. Jusqu'à présent on avait fait notre plein dans des stations
ultramodernes avec sélection électroniques du paiement et tout et tout.
Bref, on est au farwest maitenant et ça se voit dans les bibelots vendus dans cette station, dans le bétail qui évolue dans ce paysage ultra sauvage, j'adoooore ça, je me sens enfin bien.
Demain, on file toujours à l'ouest objectfi Grand Junction via l'autoroute et ça sera terminé de ce moyen de transport, on filera ensuite sur les petites routes qui nous méneront dans les parcs de l'Utah.

samedi 18 avril 2009

démarrage

l'idée de ce voyage est venue à l'initiative commune de dominique puype et moi il y a quelques années, 4 ans je crois.
On a essayé de fédérer un certain nombre de potes pour les motiver à nous accompagner aux USA en encoyant nos motos par bateau à partir du Havre à destination de New York mais c'était un peu galère car pour joindre Las Vegas par la route il fallait au moins disposer de 5 semaines et aussi d'un gros budget ainsi que d'avoir le courage de parcourir 15000km à peu près aller-retours avec tous les aléas d'un tel voyage qui oblige à être strictement à l'heure le jour du RDV avec la compagnie maritime pour remettre les motos dans le bateau du retour. Bref ça a refroidi certaines velléïtés et je le comprends.
Résultat, on est 3 à partir Patricia ma "fiancée", Domi le pote d'origine de l'affaire et moi Sylvain, votre dévoué auteur.
J'essaierai de ne pas trop vous faire part de mes états d'âme au fil de ce voyage
Pour mes lecteurs, sachez que je suis un une brêle en matière d'informatique, ce qui pourrait engendrer des soucis dans la continuité de l'information, l'approvisionnement en photographies au long du voyage mais aussi cela pourrait peut-être engendrer une interruption de publication, car j'avoue humblement que je ne sais pas trop si techniquement je trouverai le matériel et surtout l'aide nécessaire à mes besoins tout au long du voyage, enfin vous verrez bien.....
On part donc Jeudi 30 Avril 2009 à destination de Chicago pour entreprendre un voyage à moto d'environ 9000 km sur 21 jours qui va nous mener à las vegas en passant par les parcs de l'ouest américain et retour par la route 66 via oklahoma city où on fera un crochet pour aller visite graceland à memphis et ensuite retrouver la 66 à St louis et retour à chicago vers le 21 mai pour ensuite traîner autour des lacs américains peut-être se rendre un peu au canada, rien n'est encore décidé.
je vous embrasse, je vous avoue qu'on est un peu nerveux tout de suite, c'est la grosse attente